Elle
a des cheveux châtains fortement nuancés
selon le temps qu'elle passe entre la baignade et l’exposition
au soleil en bord de plage. Ils sont coupés mi-longs,
avec de jolies bouclettes qui donnent de l’épaisseur.
Des yeux en forme d'amande, couleur émeraude comme
les miens. Une très belle bouche, pulpeuse et elle
en est fière. Mais je ne sais si ses pommettes
sont saillantes, si son profil est bas, si ses joues sont
rondes ou creuses, si elle a un triangle entre la bouche
et le nez, si elle a déjà les marques du
sourire au coin des lèvres, si ses paupières
sont renflées, si elle a une bonne dentition, si
le lobe de ses oreilles est détaché, si
elle me cachait un double menton, si elle a aussi une
délicieuse fossette. Mais je sais qu’elle
est d’une nature impressionnante, pas du genre fine
à cause de ses gros os, des muscles étrangement
développés par endroits qui pourraient la
faire prendre de loin pour un homme. A-t-elle seulement
le teint pigmenté, la peau satinée par le
sable ? Que puis-je rajouter ? Qu’elle se dit mignonne
mais pour moi elle est de la lignée des vestales.
La femme que l’on ne connaît qu’une
fois dans sa vie.
Femme, ne me laisse pas aimer dans le brouillard un visage
et un corps que je ne peux reproduire ! Je veux pouvoir
te chercher au travers d’autres et ne pas te trouver.
Je veux garder une image de toi, pas une voix, ni des
mots, ni des pleurs, ni des éclats de rire aussi
merveilleux soient-ils mais un regard dans le blanc des
yeux, un échange qui ne s'oublie pas, un grand
quelque chose qu'on porte en soi et qui fait paraître
beau.
Toi qui avais si peur que je m’attache à
une mèche de tes cheveux, que me reste-t-il de
toi à présent ? Et si je te faisais l'affront
d'aimer une image de toi du passé, une page de
ta vie à jamais tournée, une part de toi
disparue pour toujours ?
J'aimerais souffrir de tes cuisses me brisant la nuque,
de tes doigts enchevêtrés aux miens.
Je voudrais passer ma vie avec toi mais tu rêves
de la passer en d’autres compagnies. Bien sûr,
j'irai te voir mais j'aurais tellement voulu que tu me
le demandes. Alors, je retarde le voyage, comptant les
années comme des pétales de marguerite.
Je remonte à la surface quand tu m'appelles et
je sombre dans les profondeurs abyssales quand tu raccroches.
Je mutile mes souvenirs de toi pour les greffer sur le
papier pour ne pas qu’ils s’envolent et se
perdent dans les nuées.
Comme tu es magique à faire naître en moi
des questions qui ne trouvent de réponses que dans
la trame d’une nouvelle histoire qui se fait jour.
Vas-tu me faire toute ta vie ce chantage où tu
me diras d'oublier ce petit rien qui n'avait pas compté
pour toi, enfin si peu ?
Moi qui croyais tout savoir et tout voir venir, je ne
sais pas pourquoi tu m'appelles encore. Je sais seulement
que ce n'est pas de l'amour, peut-être de l’amitié
à moins que ce ne soit qu’un jeu. Car si
tu m'aimais, tu ne pourrais pas raccrocher, tu me téléphonerais
le soir de dessous tes draps, tu m'écrirais des
lettres enflammées comme avant.
Ce doit être plutôt un désir protecteur,
de la pitié, une manigance, un de ces tours dont
tu as le secret ou simplement le moyen que tu as trouvé
pour me retenir de t'écrire, de te téléphoner,
de venir te voir, que sais-je encore! Peu m’importe,
tu peux espacer tes coups de fil, même ne plus m'en
donner si je t’ennuie. Va, je te promets de ne plus
t'écrire, tu es libre. Tu n'as plus à te
soucier de moi et tu peux vaquer à tes occupations
clandestines, traîner avec ta bande joyeuse. Tu
verras, tu rencontreras plein de beaux footballeurs qui
te feront l’amour dans les pâquerettes et
les coquelicots. Tu pourras te suspendre à leurs
corps magnifiques et te sentir tenue.
Sais-tu que tu restes un rêve très beau malgré
le temps qui passe ?
Quand tu m’appelles, je me remets à croire
qu'on a toujours des surprises même si je dois me
convaincre que c’est fini.
Combien d'hommes déjà as-tu déjà
réduits à te suivre ? Peux-tu encore les
compter ? Ces hommes que tu as su faire trébucher
contre toi !
De dire qu'il y a un an et demi à peine, tu disais
investir sur mes oeuvres !
Toute femme normalement constituée n'aurait jamais
rien éprouvé pour moi vu mon apparence,
mon manque d'assurance, mon compte en banque, ma situation
professionnelle, mes problèmes psychologiques,
mon éloignement, mon comportement enfantin, mon
manque de maturité, bon j’arrête là,
à quoi bon me dénigrer, j’ai des côtés
si merveilleux mais ils ne t’intéressent
pas !
Tu devais être une jeune femme à l'envers
des autres mais au fil du temps, tu es devenue raisonnable.
Tu n'apprécies aujourd'hui que les hommes dont
toutes les femmes rêvent. Ceux qui savent où
ils vont, qui ne marchent pas sur la tangente. C'est bien,
tu es dans le bon wagon, n'en change plus, ils sont là
en rangs serrés qui attendent chacun leur tour,
qui sont inscrits sur le chemin de ta destinée.
Moi, on me conduit à l’abattoir mais ce sera
une délivrance.
Dis, si tu ne respires plus aussi fort qu’avant,
C’est bien parce que je ne te fais plus d’effet,
n’est ce pas ?
Me diras-tu un jour que tu m'aimes de nouveau ? Y a-t-il
un mot qui pourrait tout changer entre nous ? Il me semble
qu'avec toi à mes côtés, je n'aurais
plus envie de rien. Je dois attendre patiemment puisque
c'est toi qui mènes la danse. Tu me coupes mes
moyens. Je ne suis clair que dans les moments où
tu n'es pas là. Tu m'as beaucoup peiné en
me disant que j'étais trop laid pour toi, que de
toute façon, toi et moi, ce n'était pas
possible, quand tu m'as conseillé à demi-mot
de me droguer, de me suicider encore, quand tu m’as
raccroché au nez et quand tu demandais à
Adonis de parler parce que tu trouvais que je n’avais
rien à dire.
Ton rire raccourci m'était inconnu, tu m'avais
habitué à ton rire en cascade si délicieux.
Tiens-tu à ne pas rire en ma présence pour
ne pas réveiller de vieux souvenirs ou ne suis-je
plus aussi charmant qu’avant ?
Je me suis rendu compte que je n'arrivais plus à
te parler comme avant, je n'en reviens pas ! J'ai un peu
le rôle que tu avais, toujours à te demander
comment tu vas et je n'ai plus de conversation. Si tu
t'ennuies avec moi au téléphone, imagine
ce qu'il en serait si l'on vivait ensemble. Tu as tout
oublié du passé et pourtant tu refuses de
grandir, c'est bien étrange.
Quand est-ce la dernière fois que tu as pleuré
?
C'est que tu m'as dit qu'on n’était pas fait
l'un pour l'autre et le rêve de ma vie s'est écroulé.
Les battements de mon coeur te sont-ils insupportables
?
Tous ces risques que tu prenais en m'appelant le soir
de dessous tes draps, craignant qu’il te surprenne,
montraient combien tu tenais à moi ce temps-là.
Et puis ce soir-là où tu disais que tu m'aimais
en sanglotant. Il est bien normal que tu ne veuilles plus
connaître ça !
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Quelques
questions pour voir si c'est des réponses
que vous cherchez :
N°26
- Combien de lois régissent les différents
étages du Macrocosme et du Microcosme ?
N°27
- Donner la cause de la présence des êtres
pour chacune de Sphères Submergées
de l'Enfer
N°28
- Qu'est-ce que le Purgatoire ?
N°29
- Donner la correspondance entre la planète,
le génie sidéral et le métal
correspondant.
N°30
- A quoi correspond le nombre de ligne que l'on
a sur le front ?
Si
vous voulez connaître les réponses
:
26
à 30 - Lois du Macrocosme et Microcosme -
Enfer et Purgatoire - Régent Sidéral
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