C'était
une piaule minable du Middle West, dans un de ces hôtels
miteux et crasseux en dernière gare de la voie
de chemin de fer. J'avais une barbe de trois jours. Ca
faisait trente-six heures que je l'attendais, et toujours
rien, pas le moindre appel ! J’ai pris mon agenda
machinalement. Je remontais à vendredi, jour ô
combien mirifique de promesses !
Et
je fus le plus malheureux des hommes en voyant que vendredi
dernier était un premier avril. C'est ce jour là
qu'elle avait choisi pour me fixer son rendez-vous tout
au bout de la voie. Elle m'avait tellement répété
qu'elle avait envie de me voir que j'en avais encore les
oreilles qui bourdonnaient et le coeur qui battait la
chamade. C’était la blague la plus ignoble
qu’on puisse imaginer. Elle ne descendrait jamais
du train, j’en étais sûr à présent.
Pourtant, j'ai encore regardé l’entrée
en gare suivante et la descente des voyageurs jusqu'au
dernier et toujours pas de jeune femme non accompagnée.
Des grosses femmes avec des ribambelles de gosses qui
piaillaient tout autour d'elles et des gentlemen à
chapeaux haut de forme. Oui, je confondais avec un vieux
film mais je ne pouvais pas supporter la réalité.
Je me suis rendu à l'évidence, elle ne viendrait
pas.
J'ai
pris ma valoche en haut du placard pour la faire chuter
sur le lit défait. J'ai enfourné mes affaires,
pêle-mêle. D’une main, j'ai empoigné
la poignée de ma valoche et de l’autre le
bouton de porte. Et l’instant d’une seconde,
j’ai entendu frapper, j’ai tremblé
de tout mon être. J’ai ouvert mais elle n’était
pas sur le palier. C’était la femme de ménage
qui demandait à faire le lit. Je lui ai souri tendrement
et je suis passé devant elle en coup de vent avant
de descendre les marches de l’escalier en colimaçon
faisant bien attention de ne pas dégringoler tellement
j'avais mal à la gorge à force de vouloir
retenir mes larmes de percer. J'ai réglé
la note. Je suis monté dans ma voiture et j'ai
pris le chemin de la mer de quoi me rapprocher davantage
de mon aimée. Elle était démontée.
Il suffisait de la regarder pour avoir le blues. Il n’y
avait personne dehors. La ville était balayée
par les rafales de mistral. Les palmiers étaient
les seuls remparts de cette vague déferlante, de
cette houle venant mourir sur la grève.
J'avais
fait le voyage pour rien. Il m'aurait pourtant suffi de
l'entr'apercevoir pour que je reparte heureux.
Je suis remonté trempé sur mon siège.
Je me suis changé. J’ai mis un bas de survêtement
et une chemise rayée, toute froissée mais
propre. J'ai traversé la moitié de la ville
faisant des détours habiles pour me retenir d’aller
chez elle. J'ai tourné en rond autour de la maternité
et je me suis arrêté là, devant chez
elle. J'ai songé qu'elle était peut-être
là, derrière sa fenêtre. Et si je
lui faisais la surprise ? Quel beau scandale, plutôt
! J'ai couru sous la pluie jusqu'à la cabine et
j'ai appelé Danaé. Elle était toute
guillerette que je pense à elle. Je lui ai raconté
le poisson d'avril dont Antéa m’avait gratifié.
Elle a convenu de me l'amener à la terrasse d'un
café pour trois heures tapantes.
Elles
étaient assises face à face. J’ai
rejoint leur table, m'asseyant à mon tour en les
saluant vaguement d’un grognement sourd. Antéa
ne semblait pas me reconnaître. Elle regardait Danaé
avec une pointe d'interrogation en haussant les sourcils
vaguement dans ma direction. Danaé était
superbe dans son tailleur. Seulement, elle avait l'air
contrariée. Sa voix ne correspondait pas tout à
fait à la désinvolture de ses mouvements.
Elle fumait une bleue en sirotant son café noir.
Elle faisait des ronds de fumée dans l'espoir de
prendre quelque assurance pour révéler la
vérité à Antéa. Celle-ci crachait,
fumait en faisant des volutes informes. Elle toussait
de mal être et surtout son fichu caractère
qui la rongeait de l’intérieur.
J'étais
fasciné par Danaé qui me souriait nerveusement
malgré l'indignation d’Antéa. D'un
signe de la tête, elle me fit comprendre de regarder
davantage mon aimée. J’ai tourné la
tête vers elle, un peu comme au ralenti. Antéa
avait le regard ailleurs, loin sur la grève. Ses
bagues brillaient quand elle ouvrait la bouche pour mordre
dans son verre.
« Bon, on s'en va, je sens la pluie qui vient, dit-elle
à Danaé.
- Ne sois pas si pressée de rentrer ! Laisse-toi
envahir par les embruns, on n’est pas bien ici ?
Lui répondit-elle.
- Mouais, si seulement il n’y avait pas d’importun
qui s'invite tout seul à notre table ! »
Antéa ne m'adressait pas la parole. Pourquoi ne
m'avait-elle pas reconnu ? Ca y est, je me faisais ma
petite histoire dans ma tête, elle avait déchiré
mes photos et n'en avait rien gardé, je n'avais
plus de visage pour elle.
Danaé restait silencieuse comme si elle ne voyait
pas comment lui présenter la chose. Elle prit ma
main et celle d’Antéa et les fit se recouvrir
l'une l'autre. Antéa lui jeta un regard courroucé
comme elle avait appris à si bien le faire, de
quoi décourager les meilleures intentions du monde.
Je n'osais pas caresser sa main, j’étais
déjà tellement heureux de toucher une chair
aimée. Mais, elle la retira promptement faisant
heurter sans ménagement ma main contre la table
me forçant à réprimer un cri de douleur.
Folle de rage, elle se leva avec Danaé et elles
s’éloignèrent.
J’appelais
le barman pour régler au plus vite la note afin
de les suivre.
Antéa attendit Danaé plus loin, se retourna
et s’emporta contre elle :
« Danaé, tu veux me faire jouer la pute ou
quoi, qui c'est ce mec d’abord ?
- Un mec paumé, une cloche que j'ai eue au téléphone
tout à l'heure. Il faisait des numéros au
hasard. Il avait envie de trouver une nana. Il semblait
désespéré, il m’a fait pitié.
- Il n’a guère de conversation, on s’ennuie
grave avec lui !
- Il est ému, c'est tout ! Il n’a pas l'habitude
de se retrouver en si belle compagnie.
- Et il va nous suivre longtemps comme ça. Regarde-le
qui ralentit le pas pour ne pas nous rattraper.
- Mais, il n’est pas méchant.
- Écoute, avec les problèmes que j'ai en
ce moment. En plus, ça fait trois jours que je
n’arrive pas à joindre Gémani, je
ne sais pas ce qu’il fout, pourvu qu’il ne
m’ait pas prise au sérieux l’autre
jour. Imagine qu’il s’amène, ce serait
le bouquet ! »
Comme
une averse commençait, elles ont accéléré
le pas pour rentrer, je les suivais avec un peu de mal.
Comme Danaé avait laissé le portillon et
la porte d’entrée ouverte en pénétrant
chez elle, je m’engageais prudemment à mon
tour dans le grand hall carrelé. Quand j’ai
surgi dans le salon, Danaé me fit signe de venir
près d’elle en tapotant le cuir bleu du canapé.
Je m’assis tout heureux de son empressement. Elle
lissait sa jupe légèrement nerveuse. Je
détournais le regard, un peu gêné
de la tension que je suscitais chez elle. Elle se leva
dans un coup de vent m’inondant des effluves de
son parfum suave et s’assit devant moi sur la table
haute. Elle s’est mise à balancer frénétiquement
ses longues jambes d’avant en arrière en
râpant au passage mes genoux de ses semelles. Petit
à petit, elle écartait ses jambes l’une
de l’autre, éraflant avec ses talons aiguilles
le cuir de son canapé. L’intérieur
de ses cuisses se faisait de plus en plus net et je distinguai
sa petite culotte de dentelle rouge dont on pouvait voir
au travers le foncé de ses poils.
Enivré
du spectacle offert, j’en avais oublié Antéa
qui me jaugeait de l’autre bout de la pièce,
à contre-jour et de profil devant la fenêtre.
C’est seulement alors que je me suis rendu compte
qu’elle avait le ventre bombé. Elle paraissait
bien fade avec son jean noir délavé et son
col roulé blanc. Elle a traversé la pièce
et s’est arrêtée entre les jambes de
Danaé, s’est penchée pour lui murmurer
quelque chose à l’oreille. J’observais
plus attentivement ses larges fesses qui en vue rapprochée,
demandaient à être découvertes et
pressées contre mon sexe. Elle porta les mains
aux hanches de Danaé et l’attira contre elle
pour la faire se lever. Se tenant par les hanches, elles
sont allées dans la chambre sans me jeter le moindre
regard pour m’inviter à les suivre. Elles
ont fermé la porte derrière elles. J’ai
tendu mon oreille et il m’a semblé reconnaître
des couinements de ressorts entrecoupés par des
halètements, des râles rauques et des cris
stridents qui se répondaient. Je ne bougeais pas,
bien calé dans le canapé, sirotant le verre
d’eau glacée que j’avais trouvé
sur la table basse.
«
Gémani, elle est prête, ça y est,
tu peux venir me déclama Danaé.
- Oh oui ! Viens me retrouver mon Gémani adoré,
renchérit Antéa. »
Je me précipitai dans la chambre et elles éclatèrent
de rire en voyant ma déception. Elles avaient simulé,
elles portaient toujours leurs vêtements. Antéa
était couchée sur le côté gauche
et Danaé, fidèle à son habitude,
était assise sur la table qui se trouvait au pied
du lit, jambes écartées et talons aiguilles
sur le couvre-lit. En tapotant sur les draps, Antéa
m’incita à m’allonger près d’elle.
Je lui obéis et m’étendis face à
elle. A portée de main, je me risquai à
tendre le bras vers elle. Pas trop revêche, elle
sembla plutôt avoir envie de se laisser faire. J’ai
passé ma main gauche sous son col roulé,
elle avait le corps brûlant. Elle tressaillit au
contact de ma main glacée sur son ventre. Elle
m’imita en déboutonnant lentement les boutons
de ma chemise pour me caresser les pectoraux et les épaules.
Ma main a progressé vers le haut. J’ai palpé
ses seins de consistance plutôt molle. J’essayais
non sans mal d’une main de relever plus haut son
col roulé. Elle m’aida finalement en levant
les bras au-dessus d’elle pour le faire passer par-dessus
sa tête. Sa poitrine éminente m’apparût
dans toute sa splendeur, ses aréoles élargies,
ses tétons mal formés qui se raidirent à
mon effleurement. Elle tira sur la braguette de son jean
d’un mouvement précipité pour défaire
tous les boutons. Une marrée de poils se déversa.
Elle
porta sa main vers mon ventre. Maladroitement, elle baissa
mon bas de survêtement N’ayant pas de slip
non plus, elle passa son avant-bras sous mon flanc et
l’autre par-dessus pour me saisir les fesses à
pleines mains en se passant la langue sur les lèvres
à la vue de ma verge qui se levait pour elle par
petites saccades. Je l’aidai à mon tour à
baisser son jean pendant qu’elle soulevait son bassin
par à coups. Elle avait la chatte visiblement gluante
tant elle étincelait. Je l’ai à peine
effleurée du bout des doigts et il m’a semblé
l’entendre fredonner.
Comme
je me sentais perdre mes moyens, je me suis tourné
vers Danaé pour qu’elle me rassure. Elle
nous regardait toujours en se pinçant les lèvres.
J’ai baissé mes yeux et j’ai vu ses
poils broussailleux entre ses cuisses, elle ne portait
plus sa culotte. Je me suis redressé en m’asseyant
contre le haut du lit. Antéa est venue se coller
contre ma hanche, ses seins pressés contre ma peau.
Elle a posé amoureusement sa tête sur mon
torse et elle s’est mise à compter les battements
de mon coeur. En regardant toujours Danaé, de la
paume de ma main, je caressais le dos de Antéa
et mon majeur lui palpait le haut de l’échancrure
de ses fesses. Je bandais admirablement mais elles avaient
l'habitude des hommes qui bandent.
Antéa
me frôla en bas mais elle voulait seulement poser
sa main sur mon ventre, comme pour mieux s’agripper
à moi. Que j'étais bien. J'étais
un peu gêné que Danaé nous regarde
mais très excité aussi. Elle me voyait dans
ma nudité et Antéa ne faisait rien pour
la lui cacher. Mon corps n'était guère appétissant
en comparé de tous ceux qu'avait dû connaître
cette jeune femme bien expérimentée. Pourtant,
je sentais des frissons parcourir son échine. Elle
me caressait en passant ses doigts entre mes poils. Je
ne parlais toujours pas. Alors, elle s’est mise
à me raconter ses jours derniers, elle me parlait
de tout et de rien et dans les instants laissés
blancs, me revenaient des moments du passé quand
elle se confiait à moi au téléphone.
Elle me parlait comme avant cherchant de moi quelques
oui vagues et inconsistants avant de poursuivre son verbiage
emprunté. C'est quand sa main redescendit plus
bas que mon nombril suivant la traînée de
poil sous mon sexe épanoui, que son genou dérapa
sur ma jambe que le doute surgit dans mon esprit. Danaé
et moi, nous sommes regardés un peu comme deux
êtres qui se sont connus toute une vie et qui n'ont
nul besoin de se parler pour se comprendre.
Des
choses s'insinuèrent dans mon esprit. Je doutais
d’être là, les choses devenaient floues.
Je repris conscience de la réalité en ramenant
mes cuisses sur mon ventre en les entourant de mes bras
pour me protéger d’elles, de la main aventureuse
d’Antéa qui avait saisi l’objet, en
appuyant fortement mon front contre mes genoux pour chasser
ce trouble malvenu. Je me sentais mis à nu par
Danaé, aux griffes d’Antéa, aux prises
des ogresses. Pourquoi tout ce stratagème ! Qu’allaient-elles
faire de moi ?
J’ai entrouvert les yeux, il m’a semblé
voir Danaé descendre de la table et gravir à
genoux le bas du lit, comme au ralenti. J'aurais voulu
être à un millier de kilomètres d'elle.
Je sentais son esprit me pénétrer, me voler
des parcelles. J’ai fermé les yeux.
J’ai
senti mes pieds comme enveloppés progressivement
par une espèce de serpent qui s’enroulait
autour de mes jambes. Inopinément, une chose pâteuse
se colla sur ma joue, puis fit ventouse et tira comme
pour m'en arracher un morceau. Ca me faisait atrocement
mal parce qu'elle m'avait prise au coin de la bouche en
cisaillant mes lèvres. J’ai allongé
mes jambes et j’ai senti la vague serpentine déferler
sur mes jambes et mes genoux. Ca me faisait l’impression
de longs filaments qui s’entortillaient et me pressaient
les membres comme si on me prenait la tension tout du
long. Le coin de ma bouche se trouva arraché, et
le reste de mes lèvres se faisaient déchiquetées
à une vitesse hallucinante. J'ouvris les yeux en
essayant de reprendre contrôle de la situation.
Je vis un bec de lièvre harnaché de fer
qui me picorait la chair faciale. Mon ventre était
revêtu d'une pilosité très étrange,
comme de la mousse. Mes jambes étaient entièrement
recouvertes de tentacules qui s’étendaient
à partir d’une plante carnivore aux immenses
pétales frémissants qui progressait lentement
entre mes jambes écartées. Ses racines pénétraient
le matelas et brisaient en profondeur les ressorts du
lit. Je me sentais tel un insecte dans lequel elles puisaient
leurs éléments essentiels. En tournant mon
oeil dans l’orbite, je vis le bec monstrueux qui
s'en prenait à mon oreille. Les yeux de la chose
étaient d'un vert émeraude qui ne m’étaient
pas étranger. Je vis mon gland maintenant découvert,
il était cerné par les tentacules qui s’approchaient.
Je vis qu’au-delà du méat urinaire,
il cachait une bouche avec des dents pointues, de fines
broyeuses comme celles d’un brochet. Soudain mon
champignon magique se détacha, ondula en rebondissant
sur le lit et pénétra la chose par l’arrière
en déchirant ses muqueuses vaginales, et monta
plus haut jusqu’à l’utérus où
il mordit et resta là encombrant le passage pour
un autre voulant s'y présenter. La chose fit une
fausse couche en poussant des cris plaintifs. Mon champignon
magique ainsi extirpé vint s'en prendre aux bourgeons
de la plante carnivore qu’il grignota goulûment.
Ses feuilles tombèrent. Ses pétales frissonnèrent.
Les fruits, tout juste mûrs, pourrissaient et tombaient
en tâchant les draps. Alors que dans un dernier
élan, la plante m’envoyait ses racines pour
m’étreindre le corps, elle s’enflamma
comme une sorcière sacrifiée sur un bûcher.
Moi, je bourgeonnais à mon tour.
La
chose qui se précisait, donnait des coups de bec
sur les radicelles qui me maintenaient rivés au
lit. Alors que la forêt vierge autour de nous flambait,
la chose me prit dans ses bras vigoureux qui se revêtaient
du plus beau plumage. La bête abandonnée
à ses instincts ne voulait pas me voir flamber
avec une autre. Il a suffi qu'elle prenne son envol pour
devenir aigle royal. J'attrapai au vol mon champignon
magique dont le bout sentait le brûlé et
le plantai dans la zone défrichée de mes
bourses pigmentées de boutons en fleurs. L’aigle
m’entraîna vers le sommet des arbres puis
plus haut dans le ciel. Je sentais ses griffes dans mes
hanches. Malgré mon poids, il battait des ailes
en direction du grand large.
Alors que je ne voyais déjà plus les côtes
maritimes, je sentais les miennes se déchirer dans
ses serres. Ses griffes en creusant dans ma chair finirent
de m’arracher des morceaux de viande. C’est
ainsi que je tombais d'une altitude formidable dans l'immensité
bleu verdâtre. Je voyais le rapace décrire
des cercles au-dessus de moi. Il m'avait sauvé
des flammes pour une mort plus sûre, sans échappatoire.
Puis, il fondit en piqué comme pour reprendre sa
victime, me transpercer de part en part avant que je ne
m'éclate à la surface. Je voyais sous moi
se dessiner un maelström, un grand oeil couleur vert
émeraude prenant des dimensions plus que gigantesques.
Au-dessus de moi, le rapace se rapprochait sans cesse
dans le but de m'empaler tandis qu’au-dessous, la
mer me rappelait à elle. Mon corps se couvrit d'écailles,
mes membres se transformèrent en nageoires. Et
ainsi je rentrai dans la fournaise aquifère n'ayant
que le temps de voir le rapace se débattre entre
les mâchoires d'un grand requin blanc. J'avais échappé
au sacrifice de Prométhée et je filais à
toute allure entre les algues brunes. Au fond, il y avait
des courants tourbillonnaires mais la surface était
plus calme. Je pris la direction de ces eaux moins tourmentées
et alors que j'émergeais de l'eau, mes ailes se
déployèrent et poisson volant, je fis des
sauts et des sauts à n'en plus finir. Mais je n’avais
pas senti le requin m’approcher par l’arrière.
Il m'engouffra et je finis dans son ventre complètement
déchiqueté.
Antéa
me demanda ce que j'avais ressenti, si ça m'avait
fait mal. Je compris qu'elle avait mené le bal,
tout le mouvement, la symphonie. Dans ses bras, j'avais
connu l'extase. J'avais rejoint les éléments.
Je m'étais abandonné à elle, elle
m'avait transformé et c'en était fini de
moi. J’étais un autre homme, un homme qui
savait. Pourtant, je ne me sentais pas bien où
j'étais. J’avais la tête qui me tournait.
Antéa n'avait de yeux que pour moi. Danaé
me souriait comme une chaperonne. J’eus à
peine le temps de voir du coin de l’oeil Antéa
ranger quelque chose dans le tiroir. Mais, je n’avais
pas vu quoi au juste. J'avais perdu le sens des réalités.
Je n'étais plus sûr de rien. N'avaient-elles
rien fait ? S'étaient-elles contentées de
regarder ? Pourtant, Danaé avait toujours sa petite
culotte rouge entre ses jambes mais elle avait la mine
évaporée, les lèvres luisantes et
les cheveux défaits, délicieusement.
Moi, j'avais mal aux fesses comme si j'avais accouché
d'un gros oeuf d'autruche à moins que ce ne soit
un oeuf de Pâques.
Remis à peine de cette expérience traumatisante,
Je suis rentré chez les franciscains tandis qu’Antéa,
aigle royal, continuait de bécoter par-ci et Danaé,
plante carnivore, ne se lassait pas de sucer par-là.
|
Avez-vous des inquiétudes spirituelles ?
Un intérêt particulier pour l'ésotérisme
?
On
dit des choses ici et là mais ce sont souvent
des gens qui ne sont pas connectés au ciel
qui affirment des choses sans savoir. Découvrez
Samael et la gnose qu'il nous a transmise dans ses
oeuvres. Il a répondu pratiquement à
toutes les questions spirituelles qu'on peut se
poser. Tout simplement, parce qu'il avait développé
la faculté de se rendre dans les mondes internes,
là où vont les morts mais pas seulement.
Il a developpé une méthode en 3 points
qui nous permet de retrouver le Divin en nous. Cela
a pour nom les facteurs de Révolution de
Conscience.
Il
esiste deux approches différentes :
1/
Ceux qui ont besoin d'être convaincu, de découvrir
les thèmes développés par la
gnose, de nourrir le mental de vérités,
pourront visiter le forum
du Phare Gnostique : Samaël Aun Weor
:

2/
Ceux qui sentent leur coeur prêt à
s'ouvrir, qu'ils ont besoin juste d'une impulsion,
qui sont prêt à communier avec leur
Dieu Interne, à méditer et voyager
dans l'astral. Ce qui vous conviendra sera le forum
Don et Compassion :

Quelques
questions, pour savoir si c'est des réponses
que vous cherchez :
N°61
- Comment se protège-t-on des magiciens noirs
?
N°62
- Dans quel monde ( astral, mental, causal, etc..),
les magiciens noirs sont-ils les plus dangereux
?
N°63
- Comment est véritablement le Soleil...
pour les adeptes qui l'ont approché. A l'inverse
de ce que prétendent nos scientifiques.
N°64
- Que savent les initiés sur les fourmis
et les abeilles ?
N°65
- Que peut-on dire d'Andrameleck ?
Si
vous voulez connaître les réponses
:
61
à 65 - Magiciens Noirs - Soleil - Fourmis
et Abeilles
|