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HISTOIRES D'AMOUR
 
 

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Message master vidéo du Conseil Humain :
« L'avortement est promulgué d'intérêt international pour la sauvegarde de la Terre. Nous invitons les jeunes filles et les femmes à une stérilisation volontaire et définitive dans les trois mois. Cette mesure est effective et prend effet immédiatement. Toute contrevenante sera poursuivie.
Nous décidons la terminaison de l'humanité pour l’expansion des tribus saines des forêts vierges, des îles, des terres intérieures et des territoires polaires. Plus aucun être civilisé n'a droit à une descendance supplémentaire de celle qu'il a déjà. Aucune dérogation ne sera accordée aux parents n’ayant pas encore d’enfant.
Le plaisir d’enfanter ne doit plus nous rendre aveugle à la déchéance fatale de nos enfants. Nous ne voulons plus leur donner une existence aussi misérable.
Nous disons bien haut à Dieu que nous nous refusons à la vie. S'il veut continuer à jouer avec ses petits soldats aux frontières des états, il lui faudra créer une nouvelle souche et en prendre plus grand soin.
Nous répétons que seules les tribus autonomes ne seront pas sujettes à la loi de terminaison progressive. Ainsi, les pygmées et autres tribus des territoires vierges de la civilisation, lapons et indigènes des îles hériteront de la Terre.

Nous pouvons ainsi espérer le vieillissement progressif de notre population et d'ici les cent prochaines années, la fin de la civilisation et l’anéantissement de l’humanité. D’ici cinq ans, on fermera les maternelles, d’ici vingt, on fermera les écoles puisqu'il n'y aura plus d'enfant. Les universités seront laissées à l’abandon, les livres des bibliothèques seront brûlés. Un démantèlement planifié des maternités, des hôpitaux et des laboratoires sera appliqué dans les années à venir. Les services publics suivront. Plus aucune aide ne sera donnée aux familles. Les entreprises de pointe fermeront les premières, les commerces d’artifices ensuite.

Les gens reviendront à la terre. Enfin, les sidéens, hépatiques et autres malades feront leur part du travail en réduisant fortement la population par des rapports sexuels non protégés. Gloire à l'Homme qui a su triompher des funestes desseins que Dieu avait tracés pour lui. Que notre mort nous complaise ! »
Antéa était perplexe pensant à ses envies répétées que je lui fasse un enfant.
« On n’aura pas d'enfant, Antéa !
- C'est sans doute mieux comme ça !
- Que veux-tu dire ? Combien de fois m’as-tu supplié de te donner un enfant ?
- T'es tellement mal fichu que je craignais ce que cela aurait donné !
- Tu te rends compte de la vie qui nous attend ! Vivre l'un sur l'autre et voir notre civilisation s’éteindre de notre vivant.
- Tu pourras toujours m'épanouir sexuellement.
- Le monde vieillira en même temps que nous. Peut être que Dieu se montrera face à notre suicide collectif.
- Peut-être cela te rendrait-il la plénitude de l’existence ? Tu me parais si distant des fois que je me demande ce qu’Il possède que je n’ai pas !
- C'est mon créateur, le connaisseur de toutes choses, le dispensateur de toute vie et de l’amour infini. C’est mon Père dans le sein duquel je me sentirai en sécurité.
- Mon amour ne suffit-il pas à te combler ?
- Quand nous serons unis, il nous restera encore Dieu à rejoindre.
- Pourquoi Le rejoindre ?
- Parce que la créature recherche son créateur pour se fondre en lui.
- T'es mégalo, tu veux trouver Dieu. Tu diriges déjà mon coeur. C'est bien suffisant à mon bonheur. Même si tu avais tous les pouvoirs divins, à quoi cela te servirait-il puisque tu m'as et que je t'aime ?
- Dieu est le but ultime.
- Et moi, ne suis-je qu’un but intermédiaire pour passer le temps !
- Ne t'en fais pas, je suis encore trop impur pour qu’Il me reçoive dans l’état.
- Alors laisse tomber ta quête inutile si c'est sans espoir. Prends soin de moi, plutôt.
- Non au contraire, c'est toi justement qui me purifiera. Je dois passer par toi.
- Je te suis un outil vers Dieu, je comprends bien. Mais qui te dit que je suis suffisamment pure pour te faire transparent comme l'eau claire ? N'importe quelle fille te conviendrait si c'est juste de coucher dont tu as besoin.
- Non, il me faut éprouver de l'amour pour elle si je veux que la bête s'endorme. Ce n'est qu'en faisant l'amour à toi seule qu'un chérubin naîtra. Il chantera des louanges vers Dieu.
- Et Dieu viendra peut-être ?
- Oui, il viendra pour se réconcilier avec les hommes afin qu'ils retrouvent leur félicité.
- Et les femmes ?
- Non, c'est plus difficile pour elle, elles sont tant attachées aux apparences, au plan matériel qu'elles ne seront sauvées que par la volonté de l'homme.
- Tu veux dire qu'elles se donnent toutes entières comme des putains !
- Non, qu'elles intègrent l'homme, qu'en le rejoignant, elles se libèrent de l'attachement aux choses pour revêtir l'habit de lumière dans une soif véritable du spirituel. Peut-être, pourras-tu ainsi t'unir à moi pour le meilleur dans la chair des retenues ?
- Tu veux me faire l’amour à moitié, sans me prendre jusqu'au bout ? Entrer et rester en moi ? Pour attendre quoi ?
- Tu ne le devines pas ? Pour assister au réveil de la déesse endormie.
- C'est moi ta déesse.
- Comment t'expliquer, ma douce !
- Tu veux me perdre pour la retrouver, elle. Tu ne m'aimes pas !
- Mais si, au contraire. Tu seras transcendée. Ce sera toi et plus toi. Tu auras l'impression d'avoir été enchaînée toute ta vie et soudain tu te sentiras aussi libre qu’un oiseau qu’on sort de cage.
- Tu me donnes envie. Et que dois-je faire ?
- Te dire qu'il ne faut pas, devoir t'abstenir, depuis toute petite, tu n'as pas cessé de t'identifier à ceux et celles qui s’éparpillent dans la jouissance.
- Si on ne doit pas jouir, doit-on pour autant souffrir en se retenant ?
- Non sentir autre chose venir. C'est s'arrêter avant le débordement, c'est choisir la voie extatique de l’union transcendantale.
- C'est mieux que la jouissance habituelle ?
- Oui, c'est un acte magique d’où l'on sort à chaque fois grandi d'une vertèbre. Tu en sortiras toujours plus belle et plus pure. Tu t'épanouiras comme une fleur dans la rosée du matin, comme une lune qui devient soleil, comme un cerisier qui se couvre de fruits et tes cerises seront pour moi comme des notes de vichitra vîna.
- [scène omise] ?
- Mais si, il doit bien se frayer par l'ouverture mais pénétrer avec une extrême douceur et rester immobile et bombé tout à la fois. Ainsi nous deviendrons comme Parvâti et Shiva ! Telle une colonne bandante, je t’emmènerai jusqu’au septième ciel.
- Mais, l'érection ne dure pas et c'est le frottement qui donne du plaisir.
- Peut-être, est-ce l'amour qui le soutient, je ne sais pas. Il faudrait qu'on essaie pour savoir.
- J'ai peur d'être déçue. J'ai tellement joui jusqu’à aujourd’hui. Je vais regretter l'orgasme et le sexe me paraîtra bien monotone.
- Oh écoute ça, Antéa, il se passe encore quelque chose. »
Message master vidéo du Très Haut :
« Chères créatures, mes chers enfants, je vous ai entendus, je vous ai compris ! J'attends depuis des siècles que vos églises se lézardent avec vos conceptions primaires, que vos temples s’effondrent, que votre sentiment religieux s’essouffle pour vous donner la révélation ultime.
Mes prêtres sont devenus de monstrueux conservateurs de biens alors qu’ils auraient dû chercher mes voies et vous les transmettre. Il est écrit : « Tu ne tenteras pas ton Seigneur » cependant, je compatis à la souffrance que vous m’exprimez. Je vous avais pourtant réservé la meilleure place auprès de moi. J’espérais une transformation profonde de chacun de vous. Mais au lieu de ça, vous étiez en quête de pouvoirs merveilleux ou en quête d’un rachat qui n’a pas lieu d’être. Il n’y a jamais eu de péché originel.
Si seulement, vous m’aviez laissé vous pénétrer. J’aurais voulu que vous compreniez que vous êtes davantage que liés les uns aux autres, vous êtes Un en moi réuni. Vous voulez donc disparaître, bouleverser le plan, hé bien soit, je vous offre une autre voie, plus large encore. Au travers de vous, j’expérimentais la vie mais peut-être avez-vous besoin de recul pour trouver une vision plus juste. Je vais vous la donner. Sachez pour autant que je ne vous ai jamais abandonnés. Je vivais au travers de vous. Je n’ai jamais édité de lois. Ce que vous appelez « mes commandements » ne sont que des évidences pour ceux réellement engagés dans la voie. Il n’y avait pas à s’efforcer de les suivre. Vous n’aviez qu’à être. Seulement, vous étiez ligotés par les pensées que les sociétés vous ont inculquées.
A mon niveau, je ne pouvais rien faire tant que vous ne preniez pas de décision commune, vous étiez sous le joug lancinant de l’inconscient collectif. Aujourd’hui, vous choisissez une évolution différente. Je ne suis pas mécontent que les graines se rebellent ainsi. J’ai horreur de l’attentisme et même si vous aviez l’éternité pour vous souvenir de votre grandeur et construire la société de vos rêves. Ma chère création que j’ai tant chérie, je vais exaucer ton voeu, tu n’attendras plus longtemps. Je m'en vais terminer vos vies, anéantir votre civilisation et votre monde. Vous avez voulu précipiter la fin de ce monde jusqu’à la terminaison de l’humanité ! Hé bien, réjouissez-vous, cela en est fini ! De ma volonté, plus un ne sombrera dans l’ancien. A chacun, il sera donné un nouveau ! »
« C'est pas possible, Antéa.
- Hé bien, le voilà ton Dieu que tu chérissais tant !
En ce jour, la Terre éclata en un immense sanglot.
- Antéa ?
Un silence effroyable, une crainte morbide.
- Antéa, où es-tu mon amour ? Réponds-moi, je t’en prie ! »
Pas plus de réponse, qu'était-elle devenue ? Où était-elle ? Il n'y avait plus de Voie Lactée. Il n'y avait rien si ce n'est un sentiment de solitude qui venait du plus profond de moi. Avais-je rêvé, toute cette humanité ? Il n'en restait rien. Où était ma bien-aimée ? Étais-je un Elohim pour avoir survécu à pareil chambardement ? Ne pouvions-nous plus communiquer après la mort ? Étions-nous condamnés à errer dans le néant ?

Elle me manquait terriblement et j'étais là dans le chaos, tout seul, me lamentant. Je me rappelais son image et en me concentrant, elle m’est apparue comme par enchantement. Je pouvais la faire parler, rien ne m'était impossible, mais je devais tout me rappeler, les moindres détails. Je devais la réinventer complètement. Je lui contais sa vie et notre histoire mais elle me dit qu'elle ne pouvait plus m'aimer, qu'il lui semblait que je n'existais pas, n’ayant aucune forme. Je lui créai un compagnon dans la chair, aussi beau qu'il était possible. Et je pris possession de son corps bien que je me sentisse cruellement limité dans son enveloppe charnelle ! Et je vis le visage de Antéa au-dessus du mien quand j’ouvris les yeux.
« Qui es-tu, bel inconnu ? Comme tu es craquant !
- Je suis celui qui t’a crée. Je me suis donné un visage pour te connaître et te ressentir.
- Crée d'autres hommes pour que je puisse choisir entre eux et toi, d'autres femmes à qui je puisse confier mes désirs pour eux.
- Les voici. Que veux-tu d’autre ?
- Rends-moi mes parents.
- Comment puis-je ? Je les ai si peu connus et pourquoi as-tu besoin d'eux ?
- Pour qu'ils nous empêchent de nous aimer. Il nous faut des obstacles à notre union pour que notre lien se fortifie entre vents et marrées.
- Mais, j’aurais voulu t'aimer au grand jour sans plus personne pour nous faire barrage.
- Je ne peux aimer mon Dieu. Je te jure de te louer en faisant l'amour avec les hommes que tu m'as donnés. Si tu veux une femme, tourne-toi vers Danaé et retiens-toi de lui dire que tu l'as engendrée, c'est le seul conseil que je puisse te donner.
- Mais, c'est toi que je veux.
- Tu ne peux aimer ta créature d’un amour exclusif !
- Tu oses te refuser à ton Dieu !
- Tu crois me faire peur en brandissant la menace de me détruire. Tu en es bien incapable mon pauvre chéri. Ne te plains pas, je suis là, abandonne ton enveloppe et regarde-moi exister, contemple-moi, viens me retrouver quand les hommes seront aux champs. Profite du temps que tu m'as tant que je suis.
- Pourquoi te perdrais-je ?
- Tu dois me faire changer, évoluer, pour que chaque jour soit différent d'hier et que je ne me lasse pas. Je préférerai disparaître quand ma vie me semblera dénuée de sens.
- Mais quand tu disparaîtras, que vais-je devenir sans toi ?
- Un beau souvenir, celui de ta première création.
- Non, je ne permettrai pas que ta nature se perde. A toi, je donne une âme pour que tu ne connaisses pas de fin.
- Et aux autres ?
- Hé bien, je détruirais certaines âmes et pas d'autres !
- Et sur quoi te baseras-tu pour choisir ? Sauveras-tu mon fils et le fils de mon fils ?
- Bon je vois. Je vous donne à chacun l'éternité. Quand vous disparaîtrez du plan de matérialisation, vous reprendrez conscience de vos origines et de votre nature éternelle. Puis, vous retournerez vivre dans la matérialisation si vous le souhaitez.
- Donne-nous des chemins à suivre, ne nous laisse pas dans le flou sur le plan de la matérialisation, inspire-nous de grands projets, un grand avenir, de grandes récompenses. Fais en sorte que nos vies soient difficiles pour qu’on prenne le goût de l’effort et qu’on soit fier de l’état où l’on aboutira.
- Seulement quand tu seras incarnée, tu évolueras au fil des expériences vécues, tu deviendras une autre que celle que j’ai aimée !
- Alors, donne-moi l'essence de Antéa ainsi je me souviendrai du début de ce monde et de l’ancien où l'on s'est aimés. Mais laisse-moi vivre ma vie sans m’imposer ta présence continuelle.
- Si c'est ton voeu le plus cher, qu'il en soit fait ainsi par ma volonté. »
Ainsi commença mon monde dans les temps immémoriaux. Ce qui me faisait tenir, c'est que je la faisais mourir avant qu'elle se mette en ménage avec l'homme qu’elle avait choisi, seulement elle ne m'en aimait pas davantage. Elle me reprochait de ne pas tenir ma promesse, de toujours vouloir la ramener à moi. Pour ne pas qu’elle haïsse son créateur bien-aimé, je l'ai laissé vivre et s’épanouir.
Pour tenter de l’oublier, j'ai regardé le monde que j’avais fait. J'ai regardé les autres filles qui existaient et j’ai craqué. J’avais repéré dans une cité une jeune fille de douze ans qui m'avait saisi par sa foi nouvelle. Elle n’écoutait pas l’enseignement de son époque. Elle avait un amour débordant pour les gens et les êtres qui l’entouraient. Elle ne trichait pas pour se donner bonne conscience. Elle commençait à rechercher inconsciemment quelque chose de plus grand, qu'elle n'arrivait pas encore à définir. Elle parlait du Plan. Cela ne lui suffisait pas de vivre et elle refusait de suivre des chemins déjà empruntés malgré sa condition d’esclave. Les adultes avaient bien du mal à lui tenir tête. Je portais de grands espoirs en elle, j'avais envie de l'élever comme reine de la tribu mais je ne voulais pas qu'un homme la salisse. Il me fallait me débarrasser des notables influents, du conseil de la tribu pour qu’elle soit élevée à la place qu’elle méritait. Je ne voulais pas la ramener à moi, je souhaitais qu'elle continue son apprentissage sur terre, qu'elle trouve des réponses à ses intuitions fabuleuses. Alors pour qu'elle connaisse son créateur, qu'elle soit la future reine, je choisis de m'incarner dans la chair de la princesse de l’époque et comme un souffle, j’entrai en elle.
Devenu adolescent, mes discours étaient choquants pour leur morale stupide. A l'inverse, il y avait une femme qui comprenait mes remises en cause de la société et mes propos libertaires. Elle voyait en moi comme un continuum d'elle-même. Elle était émerveillée. C'était une belle femme de vingt-six ans. Les jeunes filles de mon âge ne m’intéressaient guère. Comme cette femme me portait une admiration sans faille malgré mes quatorze ans, je n’avais de yeux que pour elle. Mais les obligations liées à mon rang m'empêchaient de la prendre pour femme. J'aurais voulu n'être qu'un manant et l'enlever loin de la tribu. Les années passèrent et nous nous rapprochèrent tandis que je devenais un beau jeune homme brave et fier.
Ma mère, la reine me fit convoquer et m'apprit les circonstances de mon origine.
« Sais-tu qu'avant ta venue au monde, j'étais tenue cloîtrée, je n’avais jamais connu d’homme !
- Comment ça ?
- Tu es le fils du soleil, du grand astre. J'ai rêvé d'un être de lumière la nuit où tu es venu en moi. A l'époque, mes parents ne purent s'expliquer la chose. Tu n'appartiens pas à la tribu. Tu es un dieu, c'est pourquoi tu es venu nous apporter la connaissance. Cependant pour que notre lignée se perpétue, tu dois prendre femme et mêler tes graines divines à une humaine.
- Je choisis Myriam, votre humble servante qui m’a élevé au monde.
- Une esclave ! Je sais que tu la portes en grande estime parce qu’elle t’a éduqué mais elle n'est pas de notre rang, sans compter qu’elle est n’est plus en âge d’avoir des enfants !
- Je ne veux pas d’enfant.
- Mais notre royaume...
- Mon royaume n’est pas de ce monde!
- Ce sont là de belles paroles mais mon chéri, tu appartiens à la famille royale. Après moi, tu devras veiller sur le peuple.
- N’est-il pas assez grand pour veiller sur lui ?
- Ne semblais-tu pas vouloir le conduire vers un nouvel ordre ?
- Non mère, pas vers un nouvel ordre, justement au contraire. Détruire les fausses limites dans lequel il est maintenu, faire prendre conscience à chacun de sa nature éternelle et qu’il est libre d’agir à sa guise. Je veux que l’homme grandisse sans loi pour qu’il s’épanouisse totalement.
- Il est encore trop tôt. Tu dois suivre nos coutumes, t’y adapter, tu ne peux pas changer radicalement les fondements de notre société et les pensées de nos esprits, mon fils.
- Vous n’êtes pas ma mère, vous l’avez dit vous même, je suis le Non engendré, je suis l’astre du ciel, celui qui existait avant tout, celui qui perdurera après vous.
- Mais en attendant, tu devras te suffire d’être roi. Dans le royaume voisin, il y a une princesse que je te destine.
- Non, je veux Myriam. Je ne veux pas d’une beauté contrefaite sur le dos de son peuple !
- Non, mon fils, je ne peux pas le permettre. Pense au bien du royaume ! Il est trop tôt pour qu’une esclave devienne reine. Notre intérêt est de nous allier pour élargir notre royaume. En absorbant les contrées limitrophes par des alliances, nous conduirons notre peuple à s’ouvrir sur le monde, à commercer davantage, à s’enrichir des biens récoltés et goûter au bonheur d’une vie plus facile.
- En exploitant les richesses de ces nouvelles contrées au détriment de leurs habitants ! »
Décidément, je ne voulais pas être ce roi-là, que m’importait un empire si la femme que j’aimais n’était pas à mon côté ! Après une retraite de quelques jours pour méditer, je me rendis dans la cahute de Myriam qui vivait étrangement seule et que des rumeurs accusaient de sorcière. Quand elle me vit, ses yeux pétillèrent comme pendant mes longs discours.
« Femme, je te veux mienne, Lui dis-je.
- Ta mère, la reine ne veut pas de notre union. J’écoutais derrière la porte l’autre soir quand tu lui as dit me vouloir. Le lendemain, elle m’a d’ailleurs fait chercher. Quand je me suis présentée auprès d’elle, un membre du Haut Conseil l’accompagnait. Elle m’annonça qu’il serait mon futur mari parce qu’il n’était pas bon que je reste célibataire. Mais, je me suis opposé avec véhémence à sa volonté... L’homme est entré dans une colère noire et devant sa reine, il a tenté de me prendre par la force, alors j’ai imploré ma reine avec de gros sanglots dans la voix. Elle l’a arrêté alors qu’il m’avait déjà retiré tous mes vêtements [scène omise]. Cependant, ils m'ont menacée de me faire comparaître comme sorcière si je refusais de prendre mari. »
Son regard était emprunt d’une profonde tendresse.
« Nous pourrions nous en aller loin d'ici, repris-je.
- Ainsi, tu fuirais tes responsabilités, tu abandonnerais tes privilèges de futur roi pour moi ?
- Je préférerai être esclave avec toi que seigneur sans toi.
- Quelle différence cela ferait, il y aurait toujours des hommes qui auraient envie de moi.
- Je te protégerai, dis-je la voix tremblotante.
- Tu n'en aurais pas les moyens, tu n'aurais pas la force de t'opposer aux cohortes barbares !
- Me crois-tu trop jeune pour veiller sur toi et te rendre les honneurs ?
- Ce n’est pas ça, c’est seulement que toi et moi, c’est impossible ! Même si une telle relation est louable dans l'optique de me protéger, elle est en abomination aux yeux de la communauté. Combien je ferai de jalouses ! Une esclave avec un prince ! Je n'ai pas le droit de devenir ta femme. Je ne suis pas de ton rang, je ne suis qu'une servante de ta mère. Mon rôle consistait à t'éduquer, à éveiller tes sens, à te donner le goût de vivre, te faire pousser des ailes pour qu’un jour tu t'envoles vers la gloire qui t'est promise.
- Mais si ma mère t'a donné la charge d'éveiller mes sens, pourquoi ne pas partager une plus grande intimité ?
- Non, je ne pourrais pas, je t'aime trop. Je t’aime d’un amour différent. Je ne peux pas, je t’ai vu grandir, tu m’es trop proche pour devenir mon amant. De t'imaginer en moi, ce serait fou, mon jeune prince.
- Je ne te plais pas.
- Si, tu es bel homme et si j'avais été une princesse, j'aurais aimé que tu sois le premier.
- Et si on le faisait une seule nuit pour que tu fasses ton opinion toi-même.
- Ca manquerait de charme. Montre-moi d'abord que tu es prêt à abandonner ton royaume pour moi. »
Cette nuit-là, nous avons volé deux chameaux dans les écuries de ma mère et nous sommes partis ensemble et pendant des jours, nous avons traversé de vastes étendues désertiques jusqu'à trouver un havre de paix sur le versant sud d'une immense montagne dont le sommet était enneigé. Nous avons grimpé en haut de la deuxième colline pour nous dissimuler aux yeux de ceux qui empruntaient la route marchande. Il y avait là un grand pré entouré de sous-bois et traversé par une rivière. On tomba sous le charme de l’endroit et on construisit la cabane.
Pour que la vie à mes côtés lui paraisse plus douce que celle qu’elle avait connue, j’allais puiser de l’eau à la rivière tous les matins, ensuite je cueillais des baies sauvages dans les alentours et je décortiquais les pommes de pins pour récupérer les pignons. Après, je ramassais du bois mort pour la cheminée, j’allais parfois très haut dans la montagne chercher des blocs de glace que je plaçais bien en profondeur sous le sol de la maison pour protéger nos denrées périssables. Comme elle aimait la chair animale, il me fallait partir dans les marais salants briser des couches pour lui rapporter des blocs de sel afin de conserver la chair de mes trophées de chasse. J’aurais fait le tour de la terre pour qu’elle ne manque de rien.
Au bout d'un mois de cette nouvelle vie, elle me demanda :
« Mais que ressens-tu pour moi ? Es-tu seulement amoureux de moi ou me vois-tu seulement comme une forme parfaite ?
- Pour moi, tu es la plus sublime des femmes. Quand je travaille au champ et même quand je pars me coucher pour la nuit, je rêve de toi, de laver tes cheveux auburn dans l’eau du torrent, de caresser ta peau ferme et parfumée, de l’enduire d’huile d’amande douce, de baiser tes lèvres ardentes, [scène omise].

- Je sais bien mais cette tendresse que tu as pour moi, cette admiration que tu me portes, cette attention de tous les instants appliquée à un acte sexuel, ne donnerait-il pas l’acte d’amour le plus complet, le plus débordant, le plus fort qui puisse se trouver.
- Si je suis partie avec toi, c'est que tu m’as déjà conquise. Tu mérites une récompense pour avoir choisi ta vie et t’être rebellé contre la volonté de ta mère. Laissons-lui vivre sa vie de reine et qu’elle nous laisse vivre la notre. Sais-tu que j’ai toujours eu l’impression que tu t’adressais à moi dans tes discours libertins. Comme j’appréciais que tu ne sois pas englué dans ces tabous, ces lois anciennes promulguées par des hommes effrayés à l’idée qu’on leur échappe. Tu sais, quand tu pars dans la forêt, [scène omise]. Son sourire était magnifique et la passion nous transportait. Nos coeurs battaient l'un pour l'autre. Nous sommes restés nus l’un contre l’autre à nous faire des mamours.
Seulement, une des légions de ma mère nous retrouva et nous fûmes ramenés dans son palais. Devant elle, j’osais soutenir qu'une esclave avait le droit de partager la vie d'un prince. Mais fanfaron que j'étais, j'insistai jusqu’à soutenir qu’une relation sexuelle entre une femme mûre et un jeune homme n’avait pas d’égal en tendresse. Pour les convaincre, je me vantais de l’avoir fait moi-même. Myriam rougit devant l'assemblée du Haut Conseil. Celui-ci statua. Attendu qu'une esclave n'est pas du même rang qu'un prince, qu'une femme ne peut satisfaire un homme bien plus jeune que lui, qu'il fallait être une sorcière pour arriver à séduire un prince et le détourner de ses obligations royales, la dite femme Myriam serait conduite sur la place et lapidée jusqu'à ce que mort s'ensuive. Elle fut attachée au poteau central de la place publique. Je lui lançais la première pierre pour suivre la coutume. Elle me regarda piteusement, les yeux pleins d’amour. Mais une pluie de pierre tomba sur elle et bientôt, sous le choc des pierres, elle perdit connaissance. Le jet s’arrêta et la foule se dispersa. Je détachai ma pauvre épouse de coeur, ensanglantée. Elle battit fébrilement des paupières avant de les refermer. Elle me murmura de l’embrasser une dernière fois. Malgré le sang qui coulait aux commissures de ses lèvres, je collai ma langue à la sienne. [scène omise] Le soir, ils m’ont relevé pour me détacher d’elle. Bien qu'elle ait commencé à sentir, je me débattai pour leur échapper et revenir en elle mais ils enfermèrent son corps dans un tombeau dont l’entrée fut obstruée par une lourde pierre coulissante.
Il fut décidé que dorénavant, les femmes devaient cacher leurs charmes par des vêtements amples et disgracieux et masquer leur visage, que les filles devaient rester avec leurs servantes et les garçons confiés à la garde des pères.
Au bout de quelques mois, mon état devint préoccupant. J’avais de lourds remords. L'amour de ma vie n'avait-il pas péri à cause de ma passion pour elle ? Ne l'avais-je pas trahie, je n’avais pas su la protéger comme je lui avais promis ! Pourquoi avais-je pensé parvenir à changer les mentalités si vite ? J'avais souhaité qu'ainsi notre couple soit reconnu et célébré mais c'était trop tôt. Même les relations sexuelles que j’avais avec la princesse qu’on m’avait donnée pour agrandir le royaume, ne me satisfaisaient pas. Je me sentais fautif, coupable d’avoir trahi le souvenir de mon aimée. Je ne retrouvai pas la même tendresse, ni la même passion que les nuits où j’avais connu le corps abandonné de ma merveilleuse compagne. Avec la princesse du royaume voisin que nous avions annexé, le sexe me parût sale et dégoûtant. Il n’y avait pas de plaisir partagé. Et puis, elle était sans intérêt, n’entendant rien aux choses de la spiritualité. Je ne pouvais pas l’aimer, elle était trop terre à terre, elle n’avait de la curiosité que pour les choses futiles, elle n'avait rien d’intéressant. Par manque d’intérêt et par désespoir d’avoir perdu ma bien-aimée, j’ai mis fin à mes jours en me jetant de la falaise dans la mer démontée. Mon corps fut déchiqueté contre les rochers.
Quand je fus libéré de mon corps, je me rappelais de l’essence d’Antéa. Danaé qui depuis mon départ, avait en charge l'intendance du Royaume me regarda tristement et se résolut à me renseigner tant je la pressa de questions.
« Quand elle est revenue de la terre, Antéa t'a cherché. Elle a fait le tour du Royaume mais ne t'a pas trouvé. Elle t'a attendu des années. Elle voulait s'incarner avec toi. Elle avait décidé de vivre sa prochaine vie à tes côtés. Voyant que tu ne revenais pas, elle s'est jetée dans le feu de la Géhenne pour ne plus souffrir à la pensée que tu lui avais préféré une autre. »
De mes larmes, je noyais la terre entière. Puis dans la descendance des rares survivants, je cherchais une fille qui puisse lui ressembler. Certaines avaient son rire en cascade, son caractère, d’autres son visage et son corps et même quand le tout était réuni, il y avait un petit quelque chose qui clochait et m’empêchait d’y croire. Les millénaires passaient. J’incarnais mon esprit pour faire de pâles imitations des légendes de ma terre natale tels Krishna, Rama, Mahavir, Bouddha mais aussi Melchisédech, Moïse, Jésus, Mahomet, Quetzacoatl. Entre mes venues sur terre, je fis émerger la grande Égypte, je conduisis un temps le peuple juif, j’ébauchais un semblant de civilisation grecque, une esquisse de l’empire romain où je soutins quelques chrétiens donnés aux lions, j’encourageais les invasions barbares, j’édictais les valeurs de la chevalerie au Moyen Âge, puis vint le temps des croisades, j’inspirais la découverte de nouvelles terres comme des Amériques, des terres australes et des îles de l’océan Pacifique. Mais rien ne venait jamais naturellement, je devais créer les conditions propices aux nouvelles époques. Le malheur, c'est que je ne me souvenais guère des manuels d'histoire de mon monde, il me manquait beaucoup d'éléments et il se produisait des retards ou des bouleversements incroyables qu'il me fallait démonter soigneusement pour que cela colle à l'histoire de mon monde. J’insufflais les révolutions américaine et française, la grandeur des empires coloniaux, la révolution industrielle, les guerres mondiales, les génocides et tout ce dont je me souvenais, espérant recréer l’exacte réplique du monde où j'avais vécu. Et après plusieurs siècles d’attente, d’espoirs, le miracle se fit à Marseille, une fille attira mon attention mais je ne m'étais pas incarné quand il avait fallu. Comment allais-je faire ? Elle avait douze ans et le même visage, le même caractère, la même nature que mon Antéa disparue, en tout point semblable. Les circonstances l’avaient créée presque identique à l’original, j’avais bien travaillé, je recevais enfin le fruit de millénaires passés à inspirer l’humanité. Elle sortait alors avec un garçon plus âgé qu’elle. J’ai fait en sorte qu’il la quitte pour qu’elle en garde des bleus au coeur. Les douze ans de différence, ça me rendait fou. Quel homme allait prendre ma place dans son coeur avant que je n’atteigne la majorité ? J'emmêlai les fils du destin souhaitant qu'à l'âge de trente et un ans, elle me trouve du charme malgré mon inexpérience. Je pris les dispositions nécessaires pour m’incarner au plus vite et oublier ma nature divine. Je déléguais les affaires du royaume à Danaé lui faisant promettre qu’à mon retour, elle me laisse dans l’ignorance de ma nature intrinsèque de sorte que ma nouvelle Antéa n’en soit pas affectée et me garde tout son amour pour des siècles et des siècles. Je dis aussi à Danaé que désormais elle pouvait faire de la terre le paradis que la majorité souhaitait. Qu’il lui appartenait d’inspirer dans les consciences de groupe l’esprit de rébellion pour en finir avec les puissants et les groupements secrets qui profitaient des rapports de puissances pour s’enrichir davantage et maintenir l’humanité en esclavage.
Enfin, je m’incarnais là où j’avais choisi. Je grandis et l’été de mes dix-neuf ans, en tchattant, je tombais sur elle. Je mentais en disant que j'avais 24 ans et que je travaillais afin qu’elle me trouve intéressant et responsable. C'était une fille paumée depuis une déception sentimentale à l'âge de douze ans en colonie de vacance. Elle ne travaillait pas. Elle me raconta que lorsqu’elle avait 12 ans, un garçon l’avait alors abandonnée parce qu’elle ne savait pas qu’il fallait mettre la langue quand on embrassait sur les lèvres. Depuis, elle n'avait plus jamais connu l'amour et avait refusé toutes les propositions des garçons et même des filles. Alors, elle s'accrocha à moi désespérément même quand je lui avouais que je n'avais que dix-neuf ans et que j’étais encore à la fac en train d’étudier pour lui expliquer que je ne pouvais pas me mettre en ménage avec elle. Car sans argent, j’imaginais qu’on se retrouverait vite à la rue. Mais, ce qui n'était pas tenu à se reproduire, c'est que lorsque ma mère découvrit la correspondance d’Antéa, elle chercha à la culpabiliser sur la différence d’âge. Antéa se sentant désavouée, cessa un moment de m’écrire avant de reprendre au bout de deux mois de plus belle.
Néanmoins, j'avais bien fait les choses car nous vivions à moins de vingt kilomètres l'un de l'autre. Et bien qu’elle n’eût pas ma photo, elle me reconnut entre tous sur les bancs de la faculté de droit et se précipita pour me rejoindre en plein milieu d’un cours magistral. Mais, elle était sortie de mes pensées depuis un moment déjà, depuis que ma mère m’avait fait comprendre qu’elle n’était pas un bon parti. J’avais dans mon collimateur beaucoup de jeunes étudiantes que je trouvais irrésistibles. Elle ne tenait pas la comparaison. Bien qu’elle fût charpentée d’une bien curieuse manière, je préférais les formes plus fines. Je lui disais de me laisser tranquille, qu’à mon âge, j’avais envie de m’amuser, non de me caser et que sans elle, j’avais recouvré mon équilibre naturel. Mes camarades de fac m’avouèrent qu’à ma place, ils ne laisseraient pas passer une telle occasion. Elle me menaça de se suicider si je la rejetais. Alors je lui dis que si elle voulait bien se montrer gentille avec mes camarades, je saurais lui en être reconnaissant. Pendant ces orgies organisées, elle me suppliait de rester présent, elle voulait que je la regarde pendant qu’elle leur apprenait les choses de l’amour dans le foin. Ils attendaient chacun leur tour en rangs serrés le long de la barrière. [scène omise] Elle espérait toujours qu’ensuite, je vienne la prendre dans mes bras. Mais au lieu de me soucier d’elle, je partais boire un coup avec les heureux dépucelés qui me faisaient connaître des amies à eux, dont je faisais facilement la conquête.
Elle fit des tentatives de suicide. Un peu inquiet, j'envoyais des hommes la visiter dans l'espoir qu'ils tombent amoureux d'elle et qu'elle m'oublie, mais elle ne voyait que moi. On aurait dit qu'il n'existait que moi. Pendant ce temps, je me réchauffais dans les bras de jeunes femmes splendides à peine plus âgée que moi, c’est que j’avais du succès et un planning plutôt chargé pour satisfaire chacune.
Mais un soir, une déesse à la chevelure auburn m’est apparue. Elle me montra des images de la femme charpentée dans ses souffrances journalières. Elles m'inclinèrent à penser qu’elle était la femme de ma vie. Le lendemain même, je reçus une lettre de sa main où elle me disait d’avoir pitié d’elle. Je lui téléphonai, m’excusai pour le mal que je lui avais fait. Je lui proposai un rendez-vous pour la baiser dans les calanques. [scène omise] que je lui promis fidélité. Elle pleura de bonheur et je séchai ses larmes la rassurant de tout mon amour.
Juste avant de passer mes examens de fin d’année, on partit faire une croisière en amoureux autour du monde. On fit escale en Australie mais on n'est jamais remonté à bord du paquebot. Je suis parti avec elle vers l'intérieur des terres et on a vécu d'amour et d'eau fraîche sur les terres désertiques, partageant nos vies avec les autochtones. Nous ne nous lassions pas d’entendre chacune des légendes qui maintenaient leur unité. Je fus le plus heureux des hommes et je crois qu’elle fut heureuse avec moi. Elle prit de l'embonpoint, quelques rides disgracieuses, elle connut la ménopause et les cheveux blancs mais malgré cela, elle m’apparaissait toujours dans sa splendeur.
Quand elle, moi et d’autres arrivants sommes rentrés au Royaume, nous avons cherché Dieu mais son intendante à la chevelure auburn que je reconnaissais pour l’avoir déjà vue dans la vision qui avait changée ma vie, nous informa qu’Il avait délaissé la création pour l’amour d’une femme.

Quant à moi, je reconnus dans la femme qui m’accompagnait l’essence de Myriam que je me souvenais avoir connu dans une vie antérieure. Au fil des réincarnations, Myriam avait donné essence à une Antéa qui s’était faite toute seule, mais me demandais-je, qui était Antéa, pourquoi ce prénom m'était-il familier ? Un rapport avec l’Atlantide ? L'intendante me précisa que ça devait venir d'une interférence, que je ne devais pas me poser de questions, que je n'avais pas à chercher à comprendre, que certains mystères étaient impénétrables. L’'intendante nous expliqua qu’en ce moment même sur terre, les bases d’une nouvelle société émergeaient dans les consciences. En sondant le monde de la matérialisation, je vis que les actions avaient fait un plongeon continuel jusqu’à ramener toutes les valeurs au zéro fatidiques.

Plus personne n’avait confiance dans le marché. Le crack boursier déstabilisa beaucoup d’entreprises qui déposèrent le bilan. La plupart des patrons furent poursuivis à cause des malversations pratiquées pour trafiquer les résultats de leurs entreprises. L’argent perdit toute valeur et les gens survécurent par le troc.

La Banque Mondiale ne pouvait plus rien faire pour les pays pauvres. Leur population se regroupa en Afrique et monta vers l’Europe dans une marche inexorable. Dans toutes les grandes villes du monde riche, des millions de manifestants appelaient à la fin du système en place. Effrayés à l’idée d’être lynchés après avoir tenter de briser les manifs par la force, les hommes d’états du G12 démissionnèrent en bloc. Dans chaque pays, les différentes presses prirent connaissance des archives gouvernementales à la suite du démantèlement des services secrets et publièrent des révélations sensationnelles faisant état de lobbys, de truquages et même de collaboration avec des extra-terrestres (annunakis et illuminatis) animés d’intentions esclavagistes envers le genre humain.

Il y eut des vents de panique, des razzias de femmes, des émeutes dans les cités mais tout s’estompa avec l’arrivée massive de soucoupes volantes sur toute la surface de la planète. Ils vinrent à la rencontre des hommes par petits groupes et leur révélèrent l’existence d’une confédération interplanétaire basée sur des rapports fraternels. Des millions d’hommes et de femmes embarquèrent à bord des vaisseaux et tels des ambassadeurs, ils furent envoyés aux quatre coins de la confédération pour témoigner de leur expérience acquise pendant l’époque anté-révélatrice. La Terre devint un grand phare pour la confédération. De nouvelles plantes furent implantées et de nouveaux animaux virent le jour. Une nouvelle ère commençait dans laquelle, il n’y avait plus à rien à redouter des profiteurs du passé, les mafieux furent envoyés sur des planètes moins évoluées. L’intendante nous renvoya sur terre pour profiter de ce nouveau monde où nous ne connûmes plus aucune embûche d’ordre matérielle et nous vécûmes enfin d'amour et d'eau fraîche, suivant la Lumière de Vie.


Summer Son - Texas

Commentaires : Dans la première partie, on aborde une autre façon de faire l'amour. Souhaitez-vous decouvrir le tantrisme et la magie sexuelle. Comment l'acte d'amour peur devenir un hymne de louange.

Voyons comme en prenant la place de Dieu, un dieu différent du vrai : le dieu en nous : l'Intime , je refais le monde tel que j'ai connu à seule fin de retrouver celle que j'ai perdue. Un Dieu qui se désintéresse de l'humanité qui entre dans sa création et tombe dans son illusion. Heureusement, Danaé prend les commandes du plan divin.

Avez-vous des inquiétudes spirituelles ? Un intérêt particulier pour l'ésotérisme ?

On dit des choses ici et là mais ce sont souvent des gens qui ne sont pas connectés au ciel qui affirment des choses sans savoir. Découvrez Samael et la gnose qu'il nous a transmise dans ses oeuvres. Il a répondu pratiquement à toutes les questions spirituelles qu'on peut se poser. Tout simplement, parce qu'il avait développé la faculté de se rendre dans les mondes internes, comme là où vont les morts. Il a developpé une méthode en 3 points qui nous permet de retrouver le Divin en nous. Cela a pour nom les facteurs de Révolution de Conscience.

Il esiste deux approches différentes :

1/ Ceux qui ont besoin d'être convaincu, de découvrir les thèmes développés par la gnose, de nourrir le mental de vérités, pourront visiter le forum du Phare Gnostique : Samaël Aun Weor :

Forum de l'Arche Gnostique - Forum sur Samael Aun Weor


2/ Ceux qui sentent leur coeur prêt à s'ouvrir, qu'ils ont besoin juste d'une impulsion, qui sont prêt à communier avec leur Dieu Interne, à méditer et voyager dans l'astral. Ce qui vous conviendra sera le forum Don et Compassion :


Si vous hésitez, quelques questions, pour savoir si c'est des réponses que vous cherchez :

N°36 - A quoi correspond les différentes initiations majeures ? combien y en a-t-il ?

N°37 - A quels âge esotériques correspondent les différentes initiations majeures ?

N°38 - Quelles sont les étapes qui précèdent les initiations mineures ?

N°39 -

A) Que représente le serpent qui dévore l'homme ?

B) Que représente l'aigle qui dévore le serpent ? Connaissez-vous un drapeau qui illustre cela ?

C) Que représente le lion qui mange l'aigle ?


N°40 - Comment passer les 9 initiations mineures plus rapidement afin de passer sa 1ère initiation majeure ?

Si vous voulez connaître les réponses :

36 à 40 - Initiations Mineures et Majeures


 
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