Les entreprises, usines, mines, exploitations agricoles
et maritimes n’ont pas fini de débaucher
leurs salariés, manoeuvres et ouvriers. L’informatique,
l’automatisme et la robotique ne sont pas pour
autant des plaies, elles sont les remèdes nécessaires
au travail de force, fatiguant, ennuyeux et répétitif.
Quoiqu’en disent la classe politique, même
si la croissance revenait, elle n’apporterait
pas davantage d'emplois. La situation ira en se dégradant,
il y aura de moins en moins de poste à fournir.
Les vagues de licenciements viendront à répétition.
Les chômeurs se feront de plus en plus nombreux.
Il faudra occuper ces gens inactifs par de nouveaux
loisirs, qui créeront à leur tour de nouveaux
emplois. Mais faudrait-il encore dans un premier temps
augmenter les rentes d’inactivité afin
que les inactifs puissent monter leur activité
de loisir sans devoir aller s’agenouiller devant
ces messieurs les banquiers ! Mais dans le même
temps, il faudrait contrôler davantage les chômeurs,
ils sont trop nombreux à profiter des largesses
sans contrepartie effective, il faut les pousser à
avoir des projets, leur faire contracter des contrats
d’insertion, vérifier régulièrement
l’avancement de leurs projets ou même les
contraindre à choisir un travail à mi-temps
parmi plusieurs propositions qui leur seront faites
pour continuer de toucher leurs indemnités, mesure
déjà effective au Royaume Uni.
Quand l’entreprise fait de mauvais résultats,
le patron japonais est le premier à démissionner
de ses fonctions tandis que l’occidental reste
dans sa tour d’ivoire avec ses collaborateurs
et choisit en accord avec la Direction de sacrifier
les petits tout au bout de la chaîne. Il ne viendrait
pas à l’idée du patron occidental
de baisser sa rétribution personnelle et celle
de ses cadres en diminuant tout à la fois le
temps de travail hebdomadaire des ouvriers et de ses
salariés pour accompagner la baisse de commande
! Il craindrait alors que ses cadres envisagent de démissionner
et aillent s’engager chez le concurrent !
Non, le genre politique ne mérite pas les trois
pouvoirs. Il a conservé sa nature guerrière,
arriviste, ambitieuse, primaire. On dispose de trop
d’exemple où il a triché et s’est
servi au mieux de ses intérêts. Depuis
sa jeunesse, il a cultivé une ambition sans limite
s’étant promis à lui-même
de trouver un poste digne d’intérêt,
enviable et sous couvert d’être au service
des gouvernés, ils ne s’embarrassent pas
d’accumuler avantages, salaires de ministre et
indemnité de député, appartement
de fonction et par égard pour leur réussite
passée, salaires fictifs reçus sans mauvaise
conscience.
N’adore-t-il pas les films de guerre, la confrontation,
la compétition, l’esprit d’entreprise,
les défis insurmontables pour le commun des hommes.
Il n’y a plus que les bruits de guerre, d’épuration
ethnique, les cataclysmes et les accidents de transport
ou de santé qui effraient les femmes du monde,
parce que ça signifie pour elles le risque de
perdre un être cher et par là, son train
de vie, sa sécurité matérielle,
son soutien dans l’éducation des enfants.
Le genre politique aime à répéter
qu’on vit dans un monde sans pitié, qu’il
faut s’adapter ou crever! Puisse-t-il comprendre
qu’il y a des petits hommes qui n’ont pas
cette envie de réussir, d’assumer des responsabilités,
d’assouvir cette force naturelle mais que pour
autant, ils méritent tout autant de vivre qu’eux-mêmes
et d'être heureux !
Faut-il déclarer le genre politique inapte à
nous gouverner ? Les renvoyer aux fourneaux, qu’ils
s’inscrivent à l’ANPE, qu’ils
touchent le RMI au lieu d'un salaire assuré de
fonctionnaire quand encore il ne s'agit pas d'emploi
fictif destiné à leur conserver la vie
de château qu’ils menaient quand ils étaient
au pouvoir ! Ca vous change un homme de tomber au RMI,
tant qu’ils n’y seront pas passés
quelques années, ils ne pourront pas juger en
connaissance de cause. Comment osent-ils parler de nous
dont ils savent si peu ?! Se croient-ils omniscients
de par la durée de leurs études, la supériorité
de leur réflexion, la construction de leurs discours
? Savent-ils seulement ce que c’est d’avoir
la résistance du four qui claque, la pompe de
la machine à laver ou le système de réfrigération
qui ne fonctionne plus, la télévision
qui tombe en panne, le magnétoscope qui ne veut
pas rendre la cassette et se plaît à déchirer
inexorablement la bande, l’ordinateur qui se fait
vieux et l’impossibilité d’investir
dans un neuf. Et chaque mois l’électricité,
le téléphone, le syndic ou le loyer, les
crédits à l’emprunt à rembourser.
Comment fait-on avec 500 euros par mois ! Doit-on se
priver de nourriture ? Aller mendier des bons de nourriture
à la mairie ? Vous pouvez nous critiquer de ne
pas vouloir travailler, d’être rétribué
à rien faire mais vous ignorez dans quelle déchéance
nous sommes. Comment étant tombé si bas,
pouvons-nous trouver la force de remonter, garder l’espérance
en des matins meilleurs !
Malgré tout, tomber si bas peut se révéler
être une bénédiction. On apprend
à vivre avec peu de choses, à retourner
à l’essentiel comme les peuples indigènes
dans la jungle, à passer par des économies
parallèle tel que le troc. Mais nous qui avons
connu l’eau courante, l’eau chaude, le chauffage,
le gaz de ville, la lumière électrique,
la cuisinière, le réfrigérateur,
la machine à laver, le lit moelleux, un lieu
réservé à notre usage où
l’on peut se reposer loin du monde suffocant,
comment revenir à moins de confort ! Combien
de soixante-huitard sont revenus de leurs bergeries!
Le problème, c’est que nous vivons à
l’intérieur des villes, la plupart dans
des cages à lapins en haut des tours et la nourriture
se trouve dans des distributeurs à pièces.
Mais même si nous vivions à la campagne,
nous n’aurions pas le droit de vivre de la cueillette.
Les propriétaires terriens veillent sur leurs
grains, ces grands groupes céréaliers
me donnent la nausée, ils engrangent autant de
grains que de pièces d’or.
Qu’avons-nous fait ! Obligés de travailler
chaque jour pour gagner de l’argent et assurer
notre subsistance ! C’est tout juste si on jette
quelques miettes aux pauvres en les autorisant à
fréquenter les Restaurants du Coeur, l’Armée
du Salut, les banques alimentaires, la soupe populaire
et les restaurants pour pauvres.
Lequel d’entre-vous serait capable d’assumer
la perte de son emploi, d’accepter sans broncher
que son épouse lui demande le divorce et obtienne
la garde de vos enfants et finalement vous retrouver
jeté à la rue comme un malpropre ? Que
ferez-vous alors dans une telle situation ? Louerez-vous
une chambre meublée pour 100 euros par mois tant
que de l’argent vous est encore versé ?
Lequel d'entre vous se retiendra-t-il de boire pour
oublier que sa femme ne l'aime plus ? Les autres préféreront-ils
s’endormir dans la gelée de l’hiver
pour ne plus se réveiller !?
Dans le fascicule 81 d’Urantia, Développement
de la civilisation moderne, chapitre 6 - l’entretien
de la civilisation, alinéa 11 - les procédés
pour trouver des emplois, on peut lire : « Le
prochain âge de développement social sera
concrétisé par une meilleure coopération
et une coordination plus efficace des spécialisations
en accroissement et en expansion continus. A mesure
que le travail se diversifie davantage, il faut imaginer
une technique pour orienter les individus vers des emplois
appropriés. Le machinisme n’est pas la
seule cause de chômage chez les peuples d’Urantia.
La complexité économique et l’accroissement
régulier des spécialités industrielles
et professionnelles compliquent les problèmes
de placement de la main-d’oeuvre. Il ne suffit
pas d’apprendre aux hommes à travailler
; une société complexe doit aussi fournir
des méthodes efficaces pour leur trouver un emploi.
Avant d’apprendre aux citoyens des techniques
hautement spécialisées pour gagner leur
vie, il faudrait leur enseigner une ou plusieurs méthodes
pour subsister par des travaux communs, des commerces,
ou des occupations qu’ils pourraient pratiquer
pendant un chômage temporaire dans leur travail
spécialisé. Nulle civilisation ne peut
survivre au maintien prolongé de grandes classes
de chômeurs. Avec le temps, l’acceptation
du soutien par le Trésor public déforme
la mentalité des citoyens, même des meilleurs,
et les démoralise. ».