Les femmes perdent en partie leurs manières
superficielles et l’hypocrisie de leur jeunesse
pour devenir des Mères de l’Humanité.
Beaucoup d’entre elles seraient à même
de mener les réformes de société
nécessaires à la survie et au bonheur
des petites gens. Combien de fois, des femmes ont pris
soin de moi sans esprit de jugement parce qu’elles
me sentaient faible et en danger, afin de faire opposition
aux hommes et aux femmes dirigistes qui passaient leurs
nerfs sur moi, me critiquaient tout en m’exploitant
avidement. Le monde se doit d’être gouverné
par les femmes et les hommes, par celles et ceux qui
ne réclament pas le pouvoir aujourd’hui,
celles et ceux qui officient dans les services d’aide
et les associations de quartier parce qu’ils sont
les plus aptes à aimer le plus petit d’entre
nous, celles et ceux qui connaissent les problèmes
de réinsertion des gens brisés. Il se
peut que les assistantes sociales n’aient qu’une
vision limitée des choses, qu’elles refusent
de voir la personne au delà de ses apparences,
mais si elle a choisi ce métier, n’était-ce
pas par désir de venir en aide aux gens ?
Dans la Femme, se trouve l’avenir de l’humanité.
Moi, je veux bien mais faudrait-il encore que ces demoiselles
arrêtent de faire des gosses. Ne trouvez-vous
pas qu’il y en a assez ? Même Françoise
Dolto le disait dans Solitude , « C’est
du chômage que l’on crée ».
Il n’y a plus de boulot, la terre est surpeuplée,
polluée, des famines sévissent en Afrique,
les guerres ne régulent plus le trop-plein des
naissances, mais ça ne vous empêche pas
d’approcher vos lèvres de votre aimé
et de lui glisser au coin de l’oreille : «
Fais-moi un petit ». Combien ai-je entendu de
femmes m’avouer cette envie inextinguible !? Faudrait
que ces femmes se fassent soigner ! Tout du moins qu’elle
apprennent à devenir responsable d’elle-même
avant d’avoir des gosses. C’est souvent
pour combler un vide affectif ?! Il en est même
qui utilisent les hommes comme des géniteurs,
se moquant de leur droit de paternité ! Que deviendront
ces enfants élevé par une mère
seule ! Comment se forgeront-ils l’image d’un
père valable ? La mère n’aura-t-elle
pas tendance à couver son fils, à lui
demander davantage d’affection, avoir besoin de
le sentir tout contre elle pour combler son vide ! Souhaitez-vous
vraiment que ça donne plus tard un homme de mon
acabit, qui n’a plus de repère, qui attende
bêtement que la femme vienne s’offrir à
lui parce que sa mère lui en a montré
l’exemple ?
Pensez davantage à la vie qu’auront vos
enfants dans l’avenir plutôt qu’à
votre désir égoïste de pouponner
! Et si vous pensiez avant de les concevoir à
ce qu’ils vont devenir sans projeter sur eux vos
désirs réussite personnels ! Avez-vous
peur de vous retrouver seule pour vos vieux jours, sans
enfant pour vous rendre visite ? Craignez-vous qu’il
manque de gens actifs pour payer votre retraite ? Comprenez
que le travail n’est plus une valeur, c’est
fini, ce monde-là est révolu. «
Croissez et multipliez-vous » était d’actualité
à une époque où la terre était
dépeuplée, mais aujourd’hui, c’est
un comportement irresponsable et suicidaire !
Consultez les démographes, on court droit à
la catastrophe ! Déjà six milliards d’individus
en l’an 2000, combien dans cinquante ans ! Quatre-vingt
millions de plus chaque année. Je sais bien qu’en
Europe, au Japon, (sauf en France!), nous sommes bien
en dessous du taux de 2,1 enfants par foyer, soit ce
qu’il faudrait pour assurer le renouvellement
des générations mais c’est un moindre
mal ! Et encore cela ne compense pas la poussée
démographique en Asie et en Afrique. D’ailleurs
dans ces pays, ils feraient bien de réduire le
nombre de naissance à un enfant par famille comme
cela a bien réussi en Chine quoiqu’on dise
de la liberté personnelle à enfanter !
Si les masses pouvaient s’éduquer elle-mêmes,
utiliser les moyens offerts de contraception !
Si nous vivions en circuit fermé, on imagine
facilement que la chute démographique apporterait
à chacun davantage d’argent. Mais c’est
impossible, nous sommes dans une économie de
marché, d’exportation, d’importation.
Un équilibre si fragile que toutes les économies
du monde sont interdépendantes.
Si seulement les couples se limitaient à un seul
enfant, voire deux, combien le monde s’en porterait
mieux, mais non :
- Et si moi, je veux une maison pleine d'enfants !
- J’ai grandi dans une famille nombreuse. Je me
souviens qu’on se soutenait les uns les autres.
Nous apprenions ainsi à devenir responsable des
plus petits.
Les uns veulent donner une prime au berceau. Que ceux
qui seront parents dans vingt ans soient prévenus
dés aujourd’hui que la naissance d'enfants
quel qu'en soit le nombre, n'ouvrira plus de droit aux
allocations familiales, j’en appelle à
la fin de la politique nataliste ! Que celle qui désire
une ribambelle d'enfants dilapide la fortune qui lui
vient de sa famille pour assurer leur subsistance, leur
éducation et leur vie de jeune adulte plutôt
que de venir mendier une aide superflue de l'état.
On pourrait décider qu'une allocation éducative
plancher se grefferait uniquement dans le cas d'une
baisse suffisante des revenus des parents pour mettre
en danger le bien être de leurs enfants. Les allocations
familiales non versées et les frais de scolarité
économisés par les enfants non nés
augmenteront d'autant plus les rentes d'inactivité.
Ce n’est pas que je sois partisan inconditionnel
de Malthus. Je connais cette idée partagée
par certains selon laquelle, la naissance d’un
plus grand nombre d’enfants par famille ou la
venue d’immigrés entraîneraient un
accroissement de la consommation, donc un accroissement
de la production et un investissement des entreprises
et par conséquent, l’embauche des inactifs
pour répondre à la demande. Mais les chefs
d’entreprises et de multinationales préféreront
acheter des machines automatisés et installer
des postes de contrôle plutôt que de recruter
de la main d’oeuvre. Quand aux immigrés,
l’argent qu’ils reçoivent repart
dans le pays dont ils sont originaires ou tout du moins,
il est recyclé sur la place des marchés
culturels, mini-sociétés qui s’alimentent
en circuit fermé.
Et même si tout se passait selon le meilleur
scénario, que ferait-on de tous les étrons
de merde et des eaux usées supplémentaires
que les gens rejetteront, déjà aujourd’hui,
la couleur des fleuves me répugne, si encore
sa couleur était due seulement à la présence
du limon ! Combien de cours d’eau, de plage sont
impropres à la baignade, combien de fonds marins
perdent leur flore à proximité des détroits
? Saura-t-on recycler à 99,9 % les ordures ménagères
sans polluer l’atmosphère, passerons-nous
rapidement aux voitures qui ne laisseront dans leur
sillage qu’une brume légère de vapeur
d’eau, saura-t-on se retenir de construire à
tel point que toutes les mégalopoles soient agglutinées
les unes aux autres, tous ces espaces verts qu’ils
détruisent pour construire des bureaux et des
immeubles d’habitation, on ne dirait pas que l’accroissement
de la population est aussi faible que le prétendent
les démographes ! Quant en France, on sort d’une
ville en voiture par la route nationale, on fait à
peine quelques kilomètres et on entre dans une
autre agglomération tandis qu’aux Etats-Unis,
au Canada, en Amérique du sud, en Australie,
en Afrique, en Asie ou en Sibérie, on peut contempler
de grandes étendues vierges de toute habitation.
Alors, voteriez-vous encore pour une femme qui se porte
au premier plan parce qu’elle est mère
de quatre enfants et impliquée dans des actions
sociales ? (Non, parce qu'elle est mère mais
pour ses idées, d'accord.) Comprenez que par
ce désir d’enfants qu’elles portent
comme une tare, elles participent à l'élévation
du chômage de demain et de la dette publique.
Que ce soit en 2025 ou en 2050, ce n’est pas les
quinze millions de chômeurs supplémentaires
qui paieront les retraites !
Dans le fascicule 81 d’Urantia - Développement
de la civilisation moderne, chapitre 6 - l’entretien
de la civilisation, alinéa 4 - les ressources
humaines, on peut lire : « La main d’oeuvre
est indispensable pour répandre la civilisation
[...] En conséquence, une nation qui ne réussit
pas à accroître le nombre de ses citoyens
jusqu’à un certain chiffre se trouve empêchée
de réaliser pleinement sa destinée, mais
au delà d’un point donné, tout accroissement
supplémentaire de la densité de la population
devient un suicide. [...] Cela conduit soit à
abaisser le niveau de vie, soit à étendre
immédiatement les frontières terrestres
par pénétration pacifique ou par conquête
militaire. ».
Un être désargenté préfère-t-il
accabler sa mère qui l’a mis au monde et
les poules pondeuses plutôt que de partir en quête
d’un emploi pour s’en sortir par lui-même
au lieu de rêver à une société
d’assistanat qui sache réguler sa démographie
pour son intérêt particulier ?