Même
si du temps du l’URSS, un ouvrier gagnait autant
d’argent qu’un ingénieur, ceux qui
avaient fait de longues études avouaient qu’ils
étaient peu motivés dans leur travail.
Surtout, l’idéologie communiste n’a
pas empêché certains de profiter du système.
Les dirigeants du parti ne coulaient-ils pas des jours
heureux dans leurs datchas sur les bords de la mer Noire.
Et
si l’on baissait le pouvoir d’achat des
riches, si l’on faisait disparaître le pouvoir
spéculatif des privilégiés, ne
se sentiraient-ils pas moins motivés dans leurs
fonctions ? La plupart des chefs d’entreprises,
des vendeurs à la prime, des VRP carburent aux
lingots d’or. Ils ont pour seul but de continuer
à mener leur train de vie actuel. L’hédonisme
est devenu leur philosophie de vie. Ils sont esclave
du travail pour poursuivre leur quête des menus
plaisirs tels que les putes de luxe, la cuisine des
chefs, les loisirs coûteux et imbéciles.
Si on les dérangeait dans leurs habitudes, ils
trouveraient d’autres échappatoires pour
continuer d’assurer le même train de vie
à leur femme, leur maîtresse et leurs enfants.
Les chefs d’entreprise délocaliseraient
en direction des pays ou la main d’oeuvre est
sous-payée. Le noeud du problème est dans
le sacrifice des travailleurs sous couvert d’intérêts
économiques.
Pourquoi
ne pas équilibrer la redistribution des marges
bénéficiaires au delà des seuls
dirigeants de l’entreprise et des actionnaires
! Pourquoi ne pas taxer l'outil de travail ! Les employés
et les chômeurs ne sont-ils que des grappes de
raisins à passer au pressoir ?
Il
leur faut comprendre que ce n’est pas parce qu’une
personne n’est pas inspirée, n’a
pas de talent, n’écrit pas du Proust ou
du Baudelaire, n’a pas fait de longues études
ou les a écourtées, n’est pas passée
par l’ENA ou Polytechnique, l’école
navale ou par une école d’ingénierie,
ne fait pas preuve de motivation, de volonté
et de ténacité devant l’adversité
et la concurrence, n’aime pas lire, ni apprendre,
ni réfléchir, n’est pas intelligente,
n’est pas éduquée, n’est pas
sociable, n’est pas utile, n’a pas confiance
en elle, n’est pas méritante, n’est
pas politiquement correcte, n’aime pas escroquer
ses voisins, n’aime pas tromper son monde, n’abuse
pas de sa célébrité ou de sa notoriété...
qu’elle doit vivre dans la misère... à
moins que ce soit une loi de la nature et que ce soit
nécessaire dans une certaine mesure pour son
apprentissage spirituel !
Une
leçon vous est donnée dans ce troisième
millénaire qui commence. A force de vous cacher
les yeux sur la misère du tiers et du quart-monde
tout en exploitant ses richesses pétrolières,
minières, forestières, animales et humaines,
qui vous apportent confort et superflu, il est un juste
retour des choses que vous subissiez aujourd’hui
les affres du manque d’argent, de travail et de
logement.
En
continuant sur ce chemin, d’ici trente ans, peut-être
que les chinois et les brésiliens auront un niveau
de vie supérieur aux occidentaux, tombés
d’ici-là dans la pauvreté, l’anarchie
ou la guerre civile, les banlieusards laissés
à la dérive, n’ayant pas su réfréner
leur violence. C’est normal, dans ces pays-là,
il y a tout à construire, le décalage
est si grand qu’il doit être comblé
avec pertes et fracas pour les gens de l’Ancien
et du Nouveau Monde, surtout s’ils restent attachés
aux valeurs fumantes de l’ère du Poisson
!
Quand
est-ce qu’on viendra apporter une aide concrète
et intelligente aux pays déshérités
? Il faut cesser de les rendre dépendant des
aides humanitaires, il faut leur apprendre à
s’assumer, leur donner les moyens pour qu’ils
puissent s’auto suffire ! Sinon, il faut nous
attendre à découvrir un matin les boat-people
débarquer en masse sur nos côtes parce
que n'ayant plus de quoi vivre dans leur pays d'origine
comme les kurdes qui débarquent en masse sur
les côtes italiennes ou les arabes et les noirs
qui s’embarquent par dizaines sur des barques
au risque de perdre la vie, espérant traverser
le détroit de Gibraltar et de là, se disséminer
dans toute l’Europe !
La
régularisation des sans papiers n’est pas
une solution, ils viendraient alors encore en plus grand
nombre s’installer en Europe et ça aboutirait
à un plus grand nombre de chômeurs et de
érémistes, ce qui abaisserait les cotisations
et le niveau de vie moyen.
Il
faut une volonté concertée des états.
Il faudrait qu’ils se regroupent par confédérations,
un peu de la manière dont cela a commencé
en Europe. Mais avec les guerres tribales, les massacres,
les putsch et les dictatures en Afrique, ce n’est
pas demain que ce continent pourra se modéliser
autrement. Il faudrait que les citoyens des pays les
plus arriérés s’efforcent de vivre
en harmonie déjà les uns avec les autres
avant que leurs dirigeants ne programment un rapprochement
économique, social et monétaire entre
eux.
Le
jour où les paradis fiscaux auront disparu, où
tous les pays seront regroupés par confédération,
chacune fidèle à une charte mondiale sur
l’économie, le social et le monétaire,
que nous serons chacun des citoyens du monde à
part entière, alors les multinationales n’imposeront
plus leurs lois. Mais ils sont nombreux les lobbies
qui s’opposent à des réglementations
plus sévères, à des impositions
supplémentaires. Dés aujourd’hui,
le F.M.I. devrait instaurer un impôt mondial tel
que le suggère certaines associations depuis
de nombreuses années. On peut aussi choisir de
taxer l’outil de travail, imposer davantage les
privilégiés qui dépassent un revenu
mensuel de 1500 euros, prélever une part des
bénéfices des multinationales. Tout ceci
afin de financer une aide sonnante et trébuchante,
contrôlée à l’échelle
de l’individu afin de garantir un revenu minimum
de base pour tout homme, toute femme et tout enfant
de la planète qui est victime de la civilisation.
Ainsi les multinationales ne délocaliseraient
plus leurs filiales dans ces pays où elles ont
fait de l’emploi, une nouvelle forme d’esclavage
et d’asservissement pour les petites gens protégées
par aucune réglementation intérieure.
Si on ne brise pas les monopoles en construction, pendant
combien de décades faudra-t-il batailler pour
que la citoyenneté du monde devienne une réalité.
Les multinationales fusionnent, c’est comme si
elles resserraient leur rang pour être au dessus
des lois. Que se passera-t-il le jour où une
compagnie aura le monopole du trafic aérien ?
Si les super-multinationales à venir, conglomérat
de multinationales ont le monopole de leur secteur d’activité,
qui pourra alors être en mesure de les dissuader
de pratiquer la valse des prix, de réduire leurs
effectifs ?
Dans
un même esprit d’équité, il
y a un symptôme flagrant d’inégalité
entretenu par toutes les loteries du monde. Il faut
rompre avec cette disparité entre les gains des
trois premiers rangs. En effet, si la cagnotte était
répartie équitablement entre ces rangs
et cela à chaque tirage, un plus grand nombre
de personne ne seraient-ils pas satisfait ? Au lieu
qu’il y ait un seul ou deux multimilliardaires,
il y aurait plusieurs millionnaires d’Euro ou
plus de riche à un niveau inférieur, la
richesse serait mieux répartie. Les joueurs auraient
davantage de chances d’empocher une somme raisonnable
plutôt que cette super cagnotte qu’ils ne
gagneront jamais ou presque ! Franchement gagner au
quatrième ou cinquième rang, cela sert-il
vraiment à quelque chose si ce n’est à
entretenir l’idée qu’on pourrait
peut-être gagner au rang supérieur ! C’est
une machination bien huilée pour que le plus
grand nombre possible continue d’espérer
gagner un jour au 1er rang et que seuls quelques uns
atteignent la richesse afin que le plus grand nombre
possible continuent à jouer et à travailler.
Ces
jeux à la télévision où
ils font gagner à de jeunes couples des voitures,
des voyages montre encore clairement le chemin qu’il
y a encore à parcourir ! Pourquoi donner à
ceux qui ont déjà ! Il faudrait réserver
ces cadeaux aux érémistes et sdf mais
l’émission en serait moins attractive,
n’est-ce pas ? Combien d’ingénieurs,
de retraités s’empressent ainsi de participer
sans remord pour accumuler davantage que ce qu’ils
ont déjà !
Un
être désargenté s’invente-t-il
une société de nivellement par le bas
afin de ramener à son niveau de vie les plus
fortunés que lui afin ne pas avoir à faire
l’effort de se bouger, d’aller au puits,
de remonter le seau à la manivelle, de le porter
ensuite jusqu’au jardin pour arroser de ci de
là les petits billets verts qu’il a plantés ?