Extraits de
DE L'ENVIE D'ETRE AIME PAR LES FEMMES (autobiographique)
Quand
j’étais à la maternelle, il y avait
une petite fille qui m’aimait, qui voulait toujours
que je sois avec elle mais un jour elle m’a dit qu’elle
ne voulait plus que je reste près d’elle, qu’elle
ne souhaitait plus me voir, que c’était fini
! Au cours élémentaire, il y avait des filles
et des garçons de ma classe qui jouaient aux gendarmes
et aux voleurs pendant la récréation. J’ai
demandé à participer bien que j’avais
le pressentiment que les filles ne voudraient pas que je
joue avec elles, ce qui n’a pas manqué d’arriver.
Alors j’ai pleuré parce que je me suis dit
que je n’étais pas assez beau pour jouer avec
elles. Mais ce n’était peut-être qu’à
cause de mon côté introverti, mon manque d’ouverture
qu’elles n’avaient pas voulu de moi. Le directeur
s’inquiéta de voir mes larmes couler. Les garçons
qui jouaient avec les filles lui expliquèrent la
raison de mon chagrin. Il sermonna les filles et leur demanda
de me faire participer mais je ne voulais plus. J’aurais
tellement voulu qu’elles m’acceptent de leur
plein gré où mieux encore qu'elles me le proposent
avant même que j'en fasse la demande.
Quand
j’avais douze ans, en colonie de vacances sur l’Ile
de Ré, il y avait une fille que je trouvais très
belle. Je l’appellerai Isabelle. Elle avait la chevelure
auburn. Elle avait treize ans et demi. Elle sortait avec
un blondinet qui était de ma chambrée. Alors
qu’elle dansait avec lui dans une boum qu’on
avait organisé dans le camp, elle a fait demandé
par ses copines si je voulais bien danser un slow avec elle.
Ma première réaction fut de refuser. Tout
le monde me disait que je n’avais pas cessé
de la regarder, pourtant j’avais justement fait l’effort
de regarder dans toutes les autres directions possibles
pour ne pas les voir parce que ça me faisait mal
et qu’en secret, j’étais fou d’amour
pour elle. Puis quand elle a finalement laissé son
blondinet en bord de piste, j’ai accepté de
la rejoindre. Elle a mené le slow et m’a appris
les pas pour ne pas que je lui écrase les pieds,
j’étais très heureux de la sentir dans
mes bras. Le blondinet l’a quittée quelques
jours après parce qu’il n’aimait pas
la bande qui les accompagnait sans cesse. Pendant une promenade,
j’ai accompagné Isabelle et sa bande. Arrivé
à la première halte, un garçon de sa
bande m’a pris à part pour me demander si je
voulais sortir avec Isabelle. J’ai répondu
que non. Il me demanda alors pourquoi je n’avais pas
cessé d’essayer de la faire rire tout au long
du trajet. Je lui répondis que je l’avais fait
sans but précis. Je mentais inconsciemment! Il est
revenu à la charge ensuite en me disant que c’était
ma dernière chance et finalement, j’ai accepté.
Au début, Isabelle m’a dit qu’elle voulait
de moi seulement pour rendre jaloux le blondinet qui l’avait
laissée tomber. Je la tenais par la main et parfois
par la taille quand elle voulait bien ! Isabelle n’a
jamais voulu que je la prenne en photo, craignait-elle que
je m’attache à elle ? Un midi au réfectoire,
il m’avait semblé qu’elle regardait avec
amour ce même garçon qui m’avait proposé
de sortir avec elle, j’ai dû m’imaginer
des choses et j’ai pleuré bêtement comme
ça. Elle m’a demandé pourquoi et finalement,
je lui avouais ma raison. Elle m’a alors dit que si
je recommençais une scène de ce genre, elle
me quitterait sans préavis, qu’il n’y
avait absolument rien entre eux et qu’ils ne s’étaient
même pas regardés. Le matin, elle exigeait
que je vienne sous sa tente pour la réveiller. Une
fois, je me suis retrouvé seul avec elle, sous ma
tente. Elle m’a enlacé en me faisant m’allonger
sur elle et on s’est embrassé longuement sur
le lit. Pour tout dire, c’est le plus beau souvenir
de mon adolescence. Mais quelques jours après, on
m’a rapporté qu’elle s’était
fait peloter par un autre garçon la veille au cinéma,
j’avais le rôle du cocu, le dernier au courant
de la colonie ! Je demandais des explications autour de
moi. Les garçons de ma chambrée m’ont
dit qu’elle en avait eu marre de moi parce que je
ne savais pas qu’il fallait mettre la langue quand
on embrassait sur les lèvres. Elle avait bien su
m’apprendre à danser, pourquoi ne m’avait-t-elle
pas appris à l’embrasser ! Voilà, elle
eut trois petits copains en un mois. Et moi, j’étais
trop timide pour tenter d’en approcher une autre pourtant
il y en avait une autre qui me plaisait follement, rousse
avec des tâches de rousseur avec les cheveux longs
et lisses, plus jeune que moi. Elle venait me trouver pour
lire mes bandes dessinées. Mais on allait rejoindre
le continent le jour-même.
Extraits
de
LA LECON DE CHOSES
Bien
sûr, si vous êtes de ce genre de femmes qui
collectionne les aventures, vous auriez du mal à
rester en relation avec chacun de vos ex. Mais si votre
ex est sage et se force à vous dire qu’il ne
vous aime plus mais que vous devinez qu’il voudrait
encore de vos nouvelles et qu’en plus, il s’évertue
à vous embellir et à vous rendre hommage,
et à moins qu’il vous dégoûte
ou vous indiffère, pourquoi le rejeter du cercle
de vos intimes ? Dix minutes au téléphone
une fois l’an, est-ce tant demander ?!
Quand
une femme se refuse à appeler son ex parce qu’elle
ne l’aime plus bien qu’elle sache la passion
qu’il nourrit toujours pour elle, elle fait preuve
d’esprit de vérité et pas forcément
de mépris. Parce qu’ainsi l’homme se
remettra en question, il devra vaincre par lui-même
son attachement et sa souffrance de l’abandon par
l’être aimé. Il cherchera et trouvera
peut-être réconfort dans le bouddhisme, le
zen ou plus simplement son amour pour le Seigneur, son Dieu.
A moins qu’il ne devienne un autre homme, celui que
les femmes attendent et recherchent, celui que je n’ai
pas su devenir. En vérité, ce que je voudrais
d’elle, ce sont des confidences au téléphone
comme l’on fait à un ami de coeur et qu’à
défaut de m’écrire des lettres enflammées,
elle m’envoie le brouillon de ses réflexions
journalières.
Alors
mon seul plaisir, c’est de l’imaginer choisir
un shampooing, verser le gel onctueux au creux de sa main
et se masser profondément le cuir chevelu, sortir
une noisette du gel douche glacé se badigeonnant
la poitrine en laissant échapper une pensée
pour moi. Au sortir du bain, la voir se sécher, se
frictionner dans les serviettes choisies. Puis qu’elle
se vaporise un peu d’huile, qui au contact de sa peau
nue se changerait en gouttelettes d’eau parfumée.
Je l’imagine ensuite s’envelopper dans le paréo
avant de finalement le nouer autour de sa taille. Virevoltant
le torse nu jusque dans sa chambre pour choisir dans son
armoire l’un des tee-shirt noir ou blanc s’imaginant
voir mon visage en surincrustation sur le tissu en le mettant
sur elle. Je l’imagine faire brûler un bâton
d’encens au parfum précieux de santal se souvenant
d’une strophe de mes poèmes. Enfin, je l’imagine
lire ma dernière lettre en se retenant de m’appeler.
Je me la représente encore amoureuse de moi, recroquevillée
sur son lit, serrant tous mes cadeaux contre elle. Je rêve
que mon Antéa éprouve encore de l’intérêt
pour moi.
Extraits
de
LIBIDO
Et
puis si ma femme me contente suffisamment, pourquoi irais-je
chercher ailleurs ! Si certains hommes vont aux putes, c’est
le plus souvent parce qu’ils ne sont pas comblés
sexuellement par leur épouse. Si les femmes se donnaient
plus, se refusaient moins, peut-être les hommes seraient
moins nombreux à tromper leur femmes et à
retrouver les prostituées, même s'il est vrai
qu'il y a une part d'excitation dans la transgression de
la légitimité! Quand on se promet amour et
fidélité, on ferait bien d’ajouter une
clause libidineuse. Avant le mariage, elles veulent bien
sucer et écarter les jambes, mais après, elles
se croient en droit de tout refuser. Maintenant qu’elles
sont liées, qu’un homme s’occupe d’eux,
elles n’ont plus rien à craindre, qu'elles
ont la sécurité financière et pour
peu qu’elles soient peu portées sur le sexe,
son homme sera pris au piège.
Peur
d’être le jouet d’une de ces femmes qui
ne veulent divorcer qu’à seule fin de toucher
une pension et des indemnités compensatoires, et
vivre ainsi perpétuellement à mes crochets,
en conservant égoïstement son enfant pour avoir
un être à s’occuper, à cajoler.
Le pire dans une relation, c'est l'absence de désir.
Au début d'une relation, en général,
les corps s'apprivoisent et le désir pousse à
la relation sexuelle des deux êtres qui apprennent
à se connaître. la passion sexuelle est au
rendez-vous.
Mais le désir de la femme s'émousse avec le
temps. La femme prise entre ses enfants et les tâches
qu'elle s'est octroyée (les courses et le ménage)
se sent de moins en moins disponible pour son mari. Elle
ressent parfois une baisse de désir qui peut décider
l'homme à aller voir ailleurs. Ce qui peut expliquer
que l'homme à la quarantaine soit porté à
rechercher des minettes pour satisfaire sa libido. En premier
temps, elle deviendra sa maîtresse et pour peu que
sa femme continue à le dédaigner, un amour
véritable pourra se construire sur les bases de la
relation sexuelle. Mais l'homme sera-t-il attiré
seulement par la jeunesse et la beauté de sa nouvelle
partenaire ?
Extraits
de
SIMILITUDES
Seulement,
elle devinait mieux mes desseins que je ne me comprenais
moi-même tandis que j’ai toujours eu du mal
à saisir ses motivations secrètes, quel besoin
avait-elle de m’appeler puisqu’elle ne m’aimait
plus, surtout qu’elle regrettait toujours dans les
premières minutes de m’avoir appelé
! A l’origine, j’avais fait des efforts pour
résister à ses élans d’amour
la priant de se suffire de mon amitié sincère
et loyale subtilement déguisée pour lui paraître
me refuser à elle, mais elle avait su par la suite
m’envoûter par la force de sa passion et ses
pleurs déchirants et j’ai craqué pour
mon malheur. Pourtant à l’écriture des
premiers poèmes qu’elle m’inspirait,
je pressentais déjà la fin de notre amour
avant que ne tombe la neige !
Si
je dois en croire un médium qu'un ami est allé
interroger brièvement, j'aurais connu Antéa
dans ma vie précédente. J'étais alors
une femme et elle, un homme. Pourtant d’après
mes visions, il ne m’a pas semblé avoir vécu
dans le corps d’une femme. Dans cette vie hypothétique,
nous nous serions mariés et notre vie de couple aurait
été pour le moins orageuse. Il nous appartiendrait
dans cette vie de calmer ces dissensions provenant de ce
passé.
Cette
même médium m'avait assuré par le passé
que j'avais été un grand chef sioux qui avait
dû beaucoup lutter pour calmer les gens de sa tribu
excédés par les agissements des blancs, ne
pouvais-je pas avoir été un simple guerrier
! Et puis, si j’avais déjà vécu
sur cette Terre, si j’étais le fruit d’une
longue maturation, je serais d’une nature plus évoluée,
je ne serai pas devenu érémiste et je n’aurais
pas connu ces tourments sexuels qui ont gâché
ma vie.
Nous
sommes des millions d’hommes qui méritons votre
intérêt. Alors, pourquoi tombez-vous toujours
amoureuses d’hommes qui sont déjà pris
? Ils ne sont que des collectionneurs, ils ne quitteront
jamais leurs femmes enfin si peut-être. Nous aussi,
nous sommes charmants, parfois même délicieux
par nos maladresses et notre timidité ! Prenez un
homme pour vous toute seule !
Verlaine
aurait dit : "je fais souvent ce rêve fort et
pénétrant d'une femme qui m'aime et que j'aime...
...
mais c'est du passé, j'ai enfin rencontré
cette femme.
LES DIFFERENTS TYPES D'AMOUR
Sont tirés et adaptés (en
partie) de "L’amour de l’exigence à
la préférence" de Lucien Auger aux Éditions
de l’Homme, 1979.
L'amour amitié :
vous vous fréquentez longuement avant de devenir
intimes. Pas d'accés de folie, vous partagez des
centres d'intérêts communs. Métro, boulot,
dodo. Le chemin : travail, mariage, enfants.
L'amour altruiste : vous
êtes au dessus de l'amour humain. Vous aimez l'autre
sans rien attendre en retour.
L'amour érotique :
le physique est ce qui vous attire en premier chez l'autre.
Si l'être aimé n'est pas disponible, les fantasmes
et la passion vous aident à tenir en attendant. Si
la relation voit le jour, elle sera intense au début
mais se désagrègera dans la routine.
L'amour fusionnel : vous
faites toujours tout ensemble. Malheureux dés que
vous vous éloignez d'un pouce. Ha si vous pouviez
ne former plus qu'un, partager ses pensées, son corps.
Risque d'étouffer l'autre. Oedipe mal réglé.
L'amour fissionnel : vous
vous emportez facilement contre l'autre, le menaçant
de mettre fin à la relation. Vous exprimez votre
amour dans le conflit avec l'autre. A la longue, vous êtes
invivable, toujours à rechercher la petite bête.
L'amour ludique : l'amour
est un jeu qui ne vous fait pas mal. Vous gardez une certaine
distance avec l'autre de peur de trop vous impliquer dans
la relation. Vous accumulez les aventures parfois plusieurs
en même temps.
L'amour maniaque : à
cause du regard négatif sur vous-même, votre
amour sera pesant pour l'autre. Entre exclusivité
et jalousie permanente, l'amour vous torture.
L'amour platonique : vous
vous arrangez pour tomber amoureux d'une personne innaccessible.
La distance (sociale ou physique) est un garde-fou qui vous
empêche de briser le rêve. Vous vous protégez
de l'acte sexuel.
L'amour pragmatique :
avant de vous engager, vous pesez les qualités et
les défauts du postulant. Mais quand le mental interfère
en amour, le coeur ne s'investit pas. A la moindre déception,
vous proposerez la rupture.
Article à lire : La
"bonne" façon d'aimer selon Osho