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Poèmes aux Etoiles / Poèmes mystiques


Liste des poèmes

  1. Frère des étoiles................................
  2. Belle de nuit....................................
  3. Mystère de toujours..............................
  4. Pour une caresse malhabile.......................
  5. Conscience éperdue...............................
  6. Mustangs des étoiles.............................
  7. Femme insatiable.................................
  8. Souvenez-vous !..................................
  9. Volcan...........................................
  10. Coeurs affamés...................................
  11. Un jour prochain.................................
  12. Comme l'étoile filante...........................
  13. Contes à dormir debout...........................
  14. Eloge à la nature................................
  15. Aux cohortes sublimes............................
  16. Demoiselles de mon coeur.........................
  17. Amour secourable.................................
  18. Etoiles soeurs...................................
  19. A la droite de Perséphone.......................
  20. Le silence du mal être...........................
  21. La rose des vents................................


AUX ETOILES,

 

A la fée clochette: Françoise.

Aux lagons bleus: Sylvie et Maryline.

A la muse de la rivière: Chrystel.

A celles qui se sont dérobées: Cécile et Stéfanie.

A celles que je n'ai pas citées.

A celles qui me l'ont refusé.

Aux frères des étoiles: Hiram, Alain et Igor qui n'est plus.

Aux soeurs des étoiles: Barbara, Josiane et Elvira.

A mon étoile divine.

Aux jeunes filles romanesques

Qui s'éprendront du poète oublié.

Aux femmes d'un autre temps.


(Les dieux se préparent à entrer en scène...)


FRERE DES ETOILES

Ha, si j'avais pu un jour en avoir !
Mais non, je suis seul du matin au soir.
Il m'aurait guidé et empêché de boire.
Aujourd'hui, je ne serais pas le reflet du noir.

Il semblerait que le destin vire de bord
Et que ce frère est venu par un coup du sort,
Se présenter à moi pour me préserver de la mort,
Me faire renaître dans mon âme et mon corps.

Rusé, initié ou simple mortel ?
Il me donne son amitié au sein du cartel
Afin que je ne sois plus seul sur l'autel,
Il me donne l'adresse d'un Guillaume Tell.

Ailleurs, il désire s'y rendre en ma compagnie
Ensemble, nous nous partagerons notre génie.
Nous affronterons ceux qui nous menacent, unis
Et peut-être qu'ainsi, nous ne serons pas punis.

Même si tout semble superficiel,
Nous devons faire confiance au ciel
Car la foi ne sauve pas l'être partiel
S'il se refuse à voir l'essentiel.




BELLE DE NUIT

La vison en est trompeuse.
A chacune de ses manifestations, elle est joyeuse.
Bien qu'on la croit malheureuse,
Avec lui, elle est heureuse.

A la voir si lumineuse,
Blanche quand elle est rêveuse,
Tachetée quand elle est rieuse,
Elle n'en est pas moins généreuse.

Les hommes en étaient comme fous.
Ils étaient comme des loups
Qui hurlent face aux remous
Pour cacher qu'ils sont jaloux.

Une vie entière où il la prenne pour leur nounou
Et implore son pardon à genoux.
Au lieu de la préserver des jets de cailloux,
Ils se font dérober leur bijou.

Ne voient-ils pas qu'elles sont horribles ?
Car même si on ne les en croyait pas capable,
Elles ont pourtant atteint leur cible
Et de la roche, il ne reste plus que du sable.

Et qui se soucie encore d'elle aujourd'hui ?
Plus personne ne lui adresse de louanges et elle s'ennuie.
Que ce soit le jour ou la nuit,
Elle ne pense plus qu'à luire pour lui.




MYSTERE DE TOUJOURS

Vont-ils la débusquer
Avant qu'elle ne vienne à les attaquer ?
Même si elle fait mine de s'embusquer,
Ils parviendront à la démasquer.

Elle a fracassé chacune de leur vigne.
Ils n'ont pas su déchiffrer la valeur des signes,
Ni pris la peine de lire entre les lignes.
Persécutés car ils n'en sont pas dignes.

Reprendront-ils le long défilé dans le tunnel
Ou se repentiront-ils à la chapelle ?
S'ils ne veulent plus subir le dégel,
Ils devront se prémunir d'elle.

Ils devront implorer son nom
Pour obtenir le pardon.
Car ils ne méritent pas leur renom,
Mais plutôt des coups de canons.

Traîtres, ils voudraient survivre.
Mais, elle les soumettra à la vengeance du givre
Pour qu'ils soient libres
De se plonger à nouveau dans le Livre.

Elle accordera ses faveurs
Quand ils ne seront plus souillés du déshonneur,
Qu'ils auront vaincu la peur
En laissant libre cours à leur coeur.




POUR UNE CARESSE MALHABILE

La falaise escarpée
Se tache de neige.
Elle se voit drapée
D'un rideau beige.

Elle joue à cache-cache
Au travers des nuages lâches,
Aimant à se faire caresser
Leur déniant le droit de se hisser.

Le soleil cherche à les disloquer,
Le couvert en prend le hoquet.
Le vent fait son office,
Participant au doux supplice.

Le bleu avantage la falaise,
Mais la trame nuageuse est mal à l'aise,
Le vent la presse de partir.
Elle n'a d'autre choix que celui de la dévêtir.

CONSCIENCE EPERDUE

Une vapeur étrange m'a envahi
Comme un dessin de Dali.
Une impression de cauchemar merveilleux
Qui me rend joyeux.

Ces figures fantasmagoriques
Sur un mode lyrique,
Me rappelle l'onirique
De la mystique.

Ce vertige des sens
Renforce ma puissance,
Me détache de mon essence
Et broient mon existence.

Ces moments d'absence
Prônent ma transparence
Au nom de l'Alliance.

Je tombe en transe.
J'entre dans la danse,
Que vienne ma renaissance !



MUSTANGS DES ETOILES


Se souvient-elle de la blanche monture
Ornée de joyaux et de dorures,
Qui fut tant convoitée
Qu'elle en a cessé de miroiter ?

Elle proposa à Pégase
De devenir sa promise
S'il parvenait à sortie de la vase,
La selle dont elle était éprise.

Pégase brava tous les dangers
Pour la Licorne qui l'aimait le coeur léger.
Il pénétra dans les marécages
Et demanda conseil à un faux mage.

Ils firent un marché.
En l'échange de ses formidables ailes,
Il lui confierait le trésor qu'il était venu chercher
Pour ravir le coeur de sa colombelle.

Elle le vit revenir les yeux hagards,
Une plaie meurtrissant chacun de ses flancs
Avec une lueur d'espoir dans le regard,
Malgré la perte de son sang.

Cet inestimable cadeau
Etait un trop lourd fardeau
Pour une âme en peine
Qui n'osait montrer sa gêne.

Il n'a pu résister longtemps.
Elle n'a pu arriver à temps.
Elle n'a pu que s'effondrer en larmes
Pour son vieux compagnon d'arme.

Elle a planté son unique corne
Entre ses deux yeux mornes.
Elle a vu ses ailes qui repoussaient,
Pendant que son coeur se trémoussait.




FEMME INSATIABLE

Il est l'élu d'un soir.
Au matin, elle le laissera choir.
Ecoutons le moratoire
Honorant sa mémoire.

Tant de nom sur ce grimoire
Qu'il est difficile de croire
Qu'ils l'ont aimée d'amour
Chacun à leur tour.

Elle ne se souvient d'aucun d'entre eux.
L'évoquer est pour elle douloureux
Car chaque nom lui est étranger
Comme si elle avait la cervelle dérangée.

Qu'ils l'aient aperçue
Ou qu'ils ne l'aient jamais connue,
Ils n'oublieront jamais
Qu'un jour, ils l'ont aimée.




SOUVENEZ-VOUS !

Où suis-je? Quel est donc ce lieu ?
Pourquoi m'a-t-on cloué à ce pieu ?
Qu'ai-je donc fait pour mériter cela
Qu'ils osent me renvoyer en au-delà ?

Tant de gens autour de moi qui se lamentent
Alors que mon coeur chante
La gloire de mon Père
Et l'amour de ma Mère.

Pour quitter votre repère,
Il faudra vous baigner.
Pour me suivre chez mon père,
Il faudra vous renier.

Mes enfants, ne pleurez pas !
Venez, je vous emmène là-bas.
Je vous ferai boire à la fontaine de vie
Pour que vous franchissiez mon parvis.

Votre vie ne connaîtra pas de fin.
Vous ne saurez plus ce qu'est d'avoir faim.
Dans mon royaume, il y a suffisamment de place
Pour que chacun d'entre vous y construise son palace.

Je vous ferai découvrir les merveilles
Qui n'ont nul pareille.
Je vous inonderai de l'amour qui vous a manqué.
Je vous inviterai au grand banquet

Où mon père vous donnera sa lumière
Pour que vous deveniez lumière,
Où ma mère vous donnera sa chaleur
Pour que vous deveniez chaleur.

Vous pourrez les distribuer à tout vent,
Vous n'en manquerez jamais.
Vous ne croyez pas pouvoir tant aimer ?
Vous serez surpris de prendre les devants.

De donner au miséreux,
De redonner confiance aux malheureux,
d'apporter votre tendresse aux culs-terreux,
Et pas seulement à vos gens qui se disent pieux.

La blanche colombe est entrée dans vos âmes
Et vous agirez en son nom
Pour raviver leur flamme
Et par le mien pour chasser les démons.

Travaillez tous à l'oeuvre de mon père
Et vous recevrez la grâce de ma mère.
Sachez qu'il n'y a pas de demi-mesure :
Soit l'action, soit l'usure.

Si vous renaissez de l'eau et du feu,
Vous brillerez de mille feux
Au dessus de ces eaux
Où je vous remettrais le sceau

Du Très-Haut qui vous ouvrira vos portes
Aux nombreuses cohortes
Qui attendaient à vos seuils
Depuis que vous portiez le deuil

De votre ancienne nature,
De ces trop nombreuses mésaventures,
De ces folles lectures
Alors que vous ne reviez que de la bonne aventure.

Mais, ce temps est déjà loin.
Vous n'avez plus aucun besoin
Si ce n'est celui de soulager votre prochain
Qui a perdu son entrain.

Soyez sa joie, la voie,
Soyez comme moi
Je l'ai été pour vous
Quand j'étais au milieu d'entre vous.




VOLCAN


Mon coeur est comme un volcan de lave
Qui balaie tout sur son passage.
Il a rencontré de vieilles épaves
Qui appartiennent à un autre âge.

Mon amour est comme la cendre.
Il s'infiltre partout
Pour s'étendre dans les coeurs meurtris
Dont je me suis épris.

Ma chaleur est comme la lave écarlate et bleuie.
Elle dispose d'une puissance dévastatrice inouïe
Qui ravale les coeurs de l'intérieur
Et les protège de l'extérieur.

Ma passion est comme l'éruption
Brutale mais définitive,
Qui précède le grand débordement d'évolution
Qui consumera leurs anciennes archives.

Ils se sont montrés aigris
Car leurs coeurs endoloris
Ont refusés de m'accueillir,
Préférant de moi, se prémunir.




COEURS AFFAMES

Je vous ai dit tant de choses.
Je croyais que vous iriez au delà des mots.
Et qu'avez vous fait de mes roses ?
Vous vous êtes écorché la peau

En vous enfonçant les épines
Dont je voulais vous protéger.
Tous ces rites où vous demeurez figés !
Si vous voyiez vos mines !

Quand je vois vos mines déconfites
Après le service et le chant,
Dénués de sens que sont vont rites
Sans ma chair et mon sang !

Toujours entrain de vous lamenter,
C'est comme ça que vous m'aimez !
Mes pauvres coeurs affamés
Qui ne cessez de déchanter,

Combien de fois devrai-je revenir ?
Comment vous le faire comprendre ?
Quand allez vous en finir
De refuser d'entendre ?

Je suis venu abolir vos lois
Et vous en avez érigé en mon nom !
L'amour a-t-il des limites en soi ?
S'arrête-t-il à mon fanion ?

Allons! Ce n'est ni lui, ni ceux qui l'ont précédé
Qui vous feront mériter mes faveurs.
Il ne vous servira à rien de parader
Si je ne vois rien dans vos coeurs.

Vous voulez avoir bonne conscience ?
Tant de démons en présence
Dans vos temples et vos églises,
Dans vos cellules en crise !

Et vous partez libéré,
L'esprit serein ?
Demain, vous recommencerez
Le même refrain !

Je ne reviendrai pas tant
Que vous ne m'aurez pas reçu dans vos coeurs,
Car si je me montre maintenant,
Je vous ferai peur

Bien plus que vous ne l'imaginez
Alors que je veux exploser en vous,
Vous remplir du grand tout
Après vous avoir ruiné

De tous ces faux espoirs
Dont vous vous nourrissez
Au milieu des encensoirs
Où vous croupissez !

Osez répandre votre amour autour de vous.
Refusez vous le droit de condamner,
Mieux vaut-il encore pardonner
Si vous désirez que je vienne en vous.

Si vous êtes épris d'un être merveilleux,
Confondez le avec sa représentation divine.
Faites lui les beaux yeux quand il est odieux
Même si votre coeur chagrine.


UN JOUR PROCHAIN

Nous nous sommes occupés de vous
Dés le commencement.
Vous vous être rebellés contre nous
Et depuis, souffrez l'isolement.

Nous avons pris contact
A certaines époques
Faisant preuve de tact
Pour ne pas vous causer de choc.

Nous ne voulons pas d'une dépendance infantile,
Mais, d'une amitié fraternelle.
Vous rêvez d'une idylle.
Nous préparons une entraide éternelle.

Nous vous habituons à notre présence
Mais, nous ne sommes qu'un moyen d'évasion.
Vous cherchiez une guidance,
C'est pourquoi, nous fîmes des intrusions.

Des films virent le jour grâce à elles,
Mais il y manque encore l'essentiel.
Il vous faut abandonner vos schémas mentaux,
Ne plus vous réfugier dans vos sinistres châteaux.

Nous attendons que vous régliez vos problèmes
Pour ne pas vous en ajouter encore.
Tant de visages blêmes
Au milieu de si sombres décors !

Défection et vanité
Sur Terre atteignent des sommets.
Compassion et service
Devront maintenant vous animer.

Nous viendrons
Seulement quand nous le déciderons.
Vous aimeriez déjà nous connaître,
Mais nous ne pouvons encore paraître.




COMME L'ETOILE FILANTE

Nous vous voyons déambuler dans le néant,
Dans le royaume de vos illusions.
Nous n'avons pas la même vision
Que vos gens affligeants.

Aucune chance de nous atteindre.
Même si vous êtes réduit en cendre,
Vous n'irez pas chez nous
Jouer avec nous.

Nous ne sommes pas limités,
Ni dans votre temps, ni dans votre espace.
Il est vrai que l'on vous a évités
De peur de sombrer dans votre crasse.

Certains d'entre vous y sont pourtant parvenus,
Mais ils sont à vrai dire de chez nous.
Ils ont succombé à l'amour qui tue
En faisant un détour du côté de chez vous.

Ils ne parviennent pas à décrocher
Sauf dans le monde actuel
D'où on parvient à les arracher
Malgré leur démultiplication partielle.

Vous êtes encore trop différent de nous
Pour qu'on puisse vous intégrer facilement
Dans notre ronde, dans nos jeux du moment.
Ce serait dangereux autant pour vous que pour nous.

Tant d'être déjà qui se servent de vous,
Vous détruisant corps et âmes.
Et nous sommes là impuissant devant la trame,
Qui reste à vos yeux toujours aussi floue.

Combien ainsi disparaîtront ?
Nous en voyons fuser comme des étoiles filantes.
Ils ont échappé aux éperons
De l'ignoble vague déferlante.




CONTES A DORMIR DEBOUT

Nous avons quittés les bois et forêts
Avoisinant vos cités et vos villes,
Préférant nous retirer
Dans des lieux moins hostiles.

Nous ne vous détestons pas,
Mais vous témoignez d'un tel mélange
Que lorsque nous entendons vos pas,
Nous préférons fuir sans demander notre change.

Faibles, il est vrai et pourtant sans âge,
De vos enfants, nous sommes l'apanage.
Eux seuls peuvent nous apercevoir,
Mais les grands ne font que nous décevoir.

Parfois, nous devenons amis de vos enfants.
Vous nous appelez amis imaginaires.
Mais nous sommes vivants
Et habitons comme vous cette Terre.

Nous sommes innombrables de formes
De noms et d'aspects.
Au milieux des cyprès et des ormes,
Nous vivons en paix,

Pendant que vous jouez à la guerre.
Qu'avez vous retenu de nos contes ?
Nous ne vous jetons pas la pierre
Bien que vous nous fassiez honte.

Nous veillons sur vous durant votre jeunesse
Avant que vous nous négligiez pour vos richesses.
Pourtant, nous restons près de vous
Même si vous ne croyez plus en nous.


ELOGE A LA NATURE

Nous collaborons chaque saison
Pour aider à la croissance du vert
Et agrémenter votre horizon
Avant que n'apparaisse le tapis de l'hiver.

Si seulement vous nous écoutiez,
Au lieu de simplement brouter,
Vous verriez qu'il y a autre chose
Que de respirer le parfum d'une rose.

Remerciez que l'on vous confectionne
De tels mets délicieux.
Bon sang, regardez avec vos yeux
La nature qui devant vous se déchaîne.

Vous n'y prêtez jamais attention.
Ne dévorez pas la vie inconsciemment.
Gorgez vous de sensations.
Vivez les émotions du moment.

Appréciez les essences,
Les précieux parfums et arômes.
Faites vibrer vos sens
Dans les abris de chaume.

Nous suivons des recettes ancestrales
Conservées dans de précieuses annales
Afin que de nos savants mélanges,
Nous méritions vos louanges.

Vous demander à jouer aux apprentis sorciers,
Faisant éclore de nouvelles espèces
De rosiers et de cerisiers
Pour témoigner de votre largesse !

Ces forces vous dépassent.
Vous courez à votre perte aveuglément
Et cela nous agace
Car nous vous aimons énormément.




AUX COHORTES SUBLIMES

Notre chant est mélodieux
Du haut des cieux.
Notre bonheur est éternel
En plein ciel.

Il vous faudra triompher
De vos mensonges éhontés.
Seuls, obtiennent le trophée
Les êtres emplis de bonté,

De naïveté et de chaleur,
Ceux qui portent leur coeur
En bandoulière
Par delà les frontières.

Vous serez la lumière.
Vous recevrez l'inspiration
Et vous deviendrez une rivière
D'intense révélation.

DEMOISELLES DE MON COEUR

Elle est le vent
Qui m'emporte
Loin du couvent
Dont j'ai claqué la porte.

Je suis resté un temps chez les soeurs
Qui m'ont libéré de ma détresse,
Bien que ne m'accordant par leur coeur,
Elles me couvraient de caresses.

Il y avait cet appel dans les feuilles
Semblable à une berceuse.
J'ai fermé le recueil.
Elle m'ont regardé furieuses.

Quand j'ai quitté l'enceinte,
Je les ai entendues entamer une complainte,
Mais rien n'y fit, la brise m'avait séduit
Et je suis parti dans la nuit.

Toutes ces demoiselles qui se refusent à se donner !
De par le monde, y-a-t-il un séducteur
Plus grand que leur Seigneur
Qui jusqu'à son harem, les a menées?

Avec moi, elles auraient rêvé,
Mais lui les a sauvées.
Il est la source d'amour continuelle
Où se baignent ces demoiselles.

N'essayer pas de passer après lui !
Il faut les cueillir avant lui,
Sinon elles ne vivront que par lui
Et n'auront de yeux que pour lui.

Au dehors, je l'ai donc suivi,
Il m'a mené jusqu'à celle
Qui avait osé se refuser à lui.
Depuis, je n'ai de yeux que pour elle.




AMOUR SECOURABLE

L'atmosphère est étouffante.
La jungle est déferlante.
Les oiseaux piaillent
Et les moustiques m'assaillent.

Pourquoi m'être réfugié dans cette contrée inhospitalière ?
Où se cache donc la civilisation des pierres ?
Tout ce vert me rend fou.
Je n'en vois pas le bout.

Hommes, pourquoi m'avez-vous abandonné ?
Femmes, pourquoi m'avez-vous délaissé ?
Moi qui vous aurez tant donné
Si vous ne vous étiez pas refusées à m'embrasser.

Vous m'avez rejeté et je suis parti.
Aujourd'hui, j'en pâti.
Monde que j'ai tant adoré,
Où j'ai si longtemps erré,

Je te lègue mon amour
Pour tes vieux jours
Avant que tu ne deviennes sourd
A mes calembours,

Comme elles le sont devenues
A mes complaintes.
Elles ont mis mon coeur à nu
Et s'en sont plaintes.

Quand elles sont tombées dans mes filets,
Je ne suis pas venu à leur secours,
Je m'en suis allé
Porté vers d'autres mon amour.


ETOILES SOEURS

Nos étoiles brilleront à jamais
Dans le dédale des soupirs.
Les soirs où tu disais que tu m'aimais,
Je pressentais le pire.

Et si nous subissons une éclipse,
Si un astre vient s'interposer entre toi et moi,
Nous défierons la loi des ellipses
Pour qu'à nouveau, j'entende ta voix.

Même si le destin éloigne nos trajectoires,
Nous nous trouverons dans l'amas stellaire,
Car j'aurais su te plaire
Avant que je ne finisse dans un trou noir.

Je cherche mon étoile soeur
Avant que ne vienne mon trépas.
J'attends la dernière heure
Où je pourrais à nouveau te serrer dans mes bras.

Si aux autres, tu n'as été qu'un leurre,
Moi seul peut te nourrir de ma lumière
Et toi seule peut me délivrer la chaleur
Pour que je change de bannière.

Bien que les hommes t'aient oubliée
Et qu'ils ne vénèrent que moi,
Je puise ma vigueur secrète en toi,
Car tu es l'unique qui m'emplit

De force et de rage
Pour triompher des hommes de trempe,
De suffisamment de courage
Pour que le sang ne vienne pas à jaillir de mes tempes.


A LA DROITE DE PERSEPHONE

Je siégerai dans votre imagination
Pour dire non à vos habitudes,
Pour y causer des dépressions
De forte magnitude.

Je nourrirai votre feu de mon étincelle,
Je vous ouvrirai la clef des songes,
Des rêves en ribambelle
Où je vous plonge.

Si je vous abandonne une parcelle de mon royaume,
A vous de défricher mes terres arides,
D'y fixer de précieux arômes
Aux milieux des embruns torrides.

Dans mon monde éthéré,
J'attendrai votre funeste venue
Pour défigurer
Les territoires inconnus

Sur lesquels, je légifère
Des basses strates de l'enfer.
Peut-être, vous condamnerai-je
Si je vois tomber la neige ?

Sous ma mine austère
Et ma démarche délétère,
Je chasserais l'hiver
De mon univers.

Je me refuse de le partager.
Vos mondes resteront figés
Et vos espoirs réfrénés
Sur vos corps décharnés.


LE SILENCE DU MAL ETRE

Je t'offre les larmes du pays
Où les gens ne pleurent jamais.
C'est parce que je t'aimais
Que je les ai trahi.

Je te livre la joie de la contrée
Où les hommes sont tristes
Car j'étais le plus grand artiste
Avant qu'ils ne t'aient rencontrée.

Je te donne la douceur du territoire
Où les femmes sont sans pitié.
Depuis que j'ai conté mon histoire,
Le monde sait que j'ai gagné leur amitié.

Je verse en toi la flamme éternelle
Qui n'a jamais brûlée chez aucune d'entre elles.
Je te couvre des cris du lieu
Où les enfants sont silencieux.

Je t'ouvre la porte scellée dans la pierre
Pour te montrer la caverne qu'elle abrite.
Je sonde des mines aurifères
Dans la contrée interdite.

Je ramène les âmes à l'abandon
Sur le chemin qui mène nul part.
Je te remets un bouquet de chardon
Pour ne pas me piquer à ton regard.





LA ROSE DES VENTS

Elle se flétrit au cours des années
Dans un manteau de couleur rose.
Ah, si je pouvais lui exprimer avant qu'elle ne se fane
Sa grâce quand elle retire sa blouse !

Elle a beau être une simple ouvrière
Qui toute la journée passe la serpillière,
Elle n'en est pas moins femme.
Même si ce n'est pas une dame

De la haute, comme dirait certains,
Elle a des atouts majeurs.
D'un seul coup de reins,
Elle trempe ses mains dans le déshonneur

Pendant que les autres ne bougent pas leur cul,
Ou provoquer chez elles le moindre battement de cil,
Elle repasse les longs monceaux de tissus
Pendant qu'elles s'adonnent à leur plaisir futile.

Les maris de ces pimbêches
N'ont de yeux que pour elle.
Il faut les voir quand ils se lèchent
Les babines en détaillant les formes de la belle,

Quand ils osent lui porter la main aux fesses
Dés que leurs femmes regardent ailleurs,
Ils s'empressent da la couvrir de caresses
Pendant qu'elle continue son dur labeur.

A chacun, elle est leur maîtresse,
Sous la table ou dans la buanderie, ils l'agressent.
Ne croyez pas qu'elle y prenne plaisir,
Parfois, elle préférerait mourir.

Mais elle a sa famille à nourrir,
Son mari à devoir entretenir
Et quelques suppléments ne sont pas pour lui déplaire
Même si pour cela, elle doit se sacrifier dans sa chair.

 
Passions fulgurantes
Sophie
Hélène
Claudia
Grandes passions
Alex 2
Alex 3
Alex 4
Delphine 2
Delphine 3
Delphine 4
Mystiques / Société
Martyrs 3
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Erotiques 2
Erotiques 3
Erotiques 4
Tristes / Animaux
 
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Table des matières : 
Une passion dévorante
Les apparitions fantomatiques
Psychothérapie amoureuse
La confession de Méphisto
Les conséquences d'un oubli
Une si vague idée
Les mensonges du passé
Voir plus grand
La ballade de Méphisto
La tache rouge sale
Un ligand d'éternité
Génération "love in fun"
Les délires de Morphée
Qui ne dit mot consent
La fiancée de Gulliver
Les gestes de la passion
Le vertige du désir
Le monstre qui se cache
De la technologie à l'amour
Séquestration abusive
Une lettre pour te dire
Approche détournée
Pomme d'Amour
Ce qu'il m'en reste
Les sauveurs du monde
Un remords perpétuel
L'hôtel des plaisirs
Un harem chez les amazones
Les corps emmêlés
Inoubliable
Douze ans que ça durait déjà
Au bout de la vallée calcinée
La chute des souvenirs
Au pays des géants
L'oncle d'Amérique
Astral Voyager
Le matelas vibrant
Les retrouvailles séniles
Le ballet de la plage
Victime d'amnésie
Apothéose
Scènes omises