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Poèmes à Delphine (Part 5)


Liste des poèmes

  1. Encore de sa part.............................
  2. Se forger un passé commun.............................
  3. Cette autre fille.............................
  4. Que tu n'es pas.............................
  5. Déclaration d'amour.............................
  6. Salut non rendu.............................
  7. Le dernier poème gentil.............................
  8. Sors ton mouchoir.............................
  9. Pleure une bonne fois.............................
  10. Souffre ma rancoeur.............................
  11. Souffre ton déshonneur.............................
  12. Marteler ton esprit.............................
  13. Te rétamer sur le sol.............................
  14. Te vermifuger au dedans.............................
  15. Laura.............................
  16. Une symphonie de mots.............................
  17. Secret défense.............................
  18. Fais comme de rien.............................
  19. Interdit d'amour.............................
  20. Jugement de groupe.............................
  21. Me trouvais-tu différent ?.............................
  22. Retourner la charrue.............................
  23. Fin de révolte.............................
  24. Carnaval de Venise.............................
  25. Prends tout à la rigolade.............................
  26. En définitive.............................
  27. Remettre sur le tapis.............................
  28. Montrer ses cartes.............................
  29. C'est bientôt fini.............................
  30. La, c'est fini.............................
  31. Enfin, ca va venir.............................
  32. H - 1.............................
  33. Décollage.............................

DELPHINE,

Tu n'en méritais pas un!


 

ENCORE DE SA PART

Toutes ces filles que je fixe sans arrêt
Et dont je n'arrive pas à me détourner
Et toi qui me fait l'amour dans mes rêves.
Je caresse tes épaules qui moulinent.

Tu me regardes comme une chatte apeurée.
Je sens tes bras qui viennent m'entourer,
Me donner du courage dans l'action.
Ma lave en surpression qui te réchauffe

Comme lorsqu'on passe au dessus
D'un précipice rempli de lave
En fusion qui attend que l'on s'y jette
Pour le nourrir de chair fraîche.

Ton étreinte si forte qui m'embrase
Comme le soufflet de l'explosion minière.
Tes cuisses palpitantes autour de mes hanches,
Pris en camisole entre tes bras et tes jambes effilées,

Je t'aime et je voudrais toujours rester
Coller contre toi, à goûter ta saveur.
Et je ne comprends pas, je me rappelle
Les fois où l'on s'est séparé dés après.

Maintenant, des heures durant, l'on reste
Repoussant les limites de l'orgasme
Pour nous mélanger plus encore
A ne plus savoir qui est qui.

Et je me réveille sous ton apparence
Et pour la première fois, je vois
Mon corps ailleurs que dans la glace.
Le transfert s'est fait sans dommage.

Voila ma belle, je me contemple
En saisissant les sensations de ton corps.
Tu en fais de même en essayant
D'adapter la divergence de corps et d'esprit.




SE FORGER UN PASSE COMMUN

J'ai baissé ma garde une seconde.
Il t'a reprise, j'ai couru vers toi
Et je vous ai vus vous embrasser.
J'ai souri et puis je m'en suis retourné.

Quand j'ai pris ma voiture, tu t'es tournée vers moi
Les yeux noyés de larmes et les poings fermés.
Je t'ai envoyé un baiser du bout des doigts juste
Le temps que tu me fasse un signe et j'ai filé.

Je craignais tant de te rendre malheureuse
Qu'en te voyant me quitter pour le retrouver,
J'étais soulagé qu'il t'est rouvert ses bras
Bienheureux d'avoir eu le temps de te connaître.

Tu m'as téléphoné me disant ne savoir
Plus où tu en es et qui tu aimes des deux
Me priant de faire silence et de te pardonner
Pendant que tu recolles les morceaux avec lui.

Je t'ai répondu que c'était toi qui m'appelait.
Tu m'as dit que tu voulais entendre ma voix.
Je t'ai répondu qu'à vouloir entendre la tienne,
Il m'aurait fallu attendre que tu me joignes.

Ce sont les filles qui mènent la danse
Ai-je entendu à l'autre bout de la ligne.
J'ai rigolé, j'aime te voir me rembarrer.
Delphine, reviens moi vite s'il t'échappe.

C'est promis et puis, tu as raccroché.
Ce sentiment qu'on est pas à la hauteur,
Qu'ils sont tous plus beaux que moi.
Ces images qui me restent de toi

Quand tu riais toute nue devant moi
Et que tu voyais dans mes yeux la surprise
Et l'admiration devant la courbure de tes formes,
Toujours prête à me donner la main pour m'attirer à toi.




CETTE AUTRE FILLE

T'entendre me dire ces mots-là :
Je commence à t'aimer. Et moi,
Faisant mine de me déboucher les oreilles
Prétextant que j'ai du mal entendre

Et te priant de me le répéter plus fort.
Toi en guise de réponse, me prenant
La main pour en loger mes doigts
Sur ta bouche que tu entrouvres

Pour me les lécher de ta langue furtive.
Rapporter à ta chère copine en pavoisant
T'imagine pas comme il a gonflé son pantalon
Tellement qu'il devait avoir envie de moi.

Mais, je le laisse sur sa faim.
C'est si délicieux de le consommer
Morceau par morceau, quoi qu'il me dise
Il reçoit de moi toujours ce dont il ne s'attend pas.

Si tu savais les choses qu'il m'a écrites
Et les autres que j'ai découvertes
Sur mon ordinateur, il n'est guère
Recommandable pour une sage fille

Comme moi, lui dis-tu en ricanant.
Elle se prend d'un fou rire contagieux.
Il est vraiment trop ce gars-là.
Dis, c'est quand que tu l'épouses.

Lui jamais, il n'est pas sécuritaire
Et il a beau se démener, il lui manque
Ce que les hommes ont en commun,
Cette assurance virile et opaque

Qui fait croire à leur compagne
Qu'il pourrait se passer d'elle
Du jour au lendemain si elle partait.
Tu sais, cette impression de ramer




QUE TU N'ES PAS

Pour l'avoir, on a besoin de ça,
Nous pour s'accrocher à lui,
Qu'il ne tient pas à nous vraiment
Qu'il n'est avec nous que pour le sexe.

De plus, il est encore vierge à son âge,
Aucune fille n'a jamais voulu de lui.
C'est plutôt qu'il ne s'est pas proposé.
Tu te trompes, que fait-il avec moi,

D'après toi ? Il me parle de me faire l'amour
Alors qu'il ignore comment l'on fait.
Il m'a passé de drôles de livres farfelus
Où il est question de relations sexuelles

Sans éjaculation et sans orgasme.
Bonjour le sacrifice, il est dingue !
Oh, il m'amuse, il n'est pas méchant
Bien que je me méfie de me trouver

Seul avec lui, ne sachant pas où il m'entraînerait.
A coucher avec toi, sois en sûre Delphine.
Ouais mais ça, il peut attendre des années.
Même s'il ne risque pas de me contaminer,

Je ne suis pas prête de tomber dans ses bras.
C'est quoi son genre de filles, dis moi ?
Les brunes à ce qu'il m'en dit le plus souvent
Avec de longs cheveux pour qu'il y plonge.

Je lui correspondrais alors, qu'en penses-tu ?
Tout à fait, mais c'est moi qu'il aime.
Tu me laisses tenter ma chance avec lui ?
Non, il est à moi, prends en un autre.

Je croyais que tu t'en foutais de lui !
Oui, mais je veux qu'il ne s'occupe
D'aucune autre que moi, c'est tout.
Dis plutôt que tu es amoureuse de lui.




DECLARATION D'AMOUR

Arrête de m'écrire tes poèmes en prose
Sinon je risque de tomber amoureuse
De toi malgré que c'est lui que j'aime.
Laisse moi respirer, de l'air, que diable !

Ta manipulation de mon mental a échoué.
Tu pourrais m'offrir les trésors d'un empire
Que je ne t'épouserais toujours pas.
Je ne veux pas que tu me vois nue.

Je t'ai pas demandé de m'écrire tout ça.
J'ai dit en toute amitié au tout début,
Mais t'as pas compris, faut croire.
Je veux seulement être ton amie

T'ai-je dit suite à ta manigance,
Mais aujourd'hui, trop c'est trop.
Je n'aime pas nous imaginer ensemble
Entrain de faire l'amour comme si l'on s'aimait.

Tu vas te sortir cette idée du crâne.
Tu ne m'auras jamais dans ton lit.
Je ne craquerais jamais à tes avances.
Tu ne connaîtras jamais ma chair

Ni mon sang ni mon amour pour toi.
Tu peux me reprendre toutes tes créances,
Je n'en veux plus, tu m'as trop déçu.
Je n'arrive pas à me détacher des poèmes

Où tu me dis m'aimer et souhaiter ma venue.
Je n'ai pas besoin de le savoir alors tais-toi
Et laisse moi vivre ma vie telle que je l'entends
Sans me l'écrire ou me la dicter à ta façon.

Sache que mon copain est mon futur époux.
Trouve toi une fille pas trop moche comme toi
Pour l'épingler à ton tableau de chasse.
Moi, je t'assure que j'ai fait mon temps.




SALUT NON RENDU

Quand j'ai lu le mot surprise
Dans ta lettre de voeux,
J'en attendais tellement de toi
Que je m'imaginais qu'en 94

Tu pourrais me devenir plus proche.
En sortant de la cage d'ascenseur,
Vu la lumière qui s'en dégageait,
Tu as certainement du reconnaître

Mon profil et mes trois chiens
En nous observant au travers de la vitre.
Je suis sorti résolu à te parler.
Je me suis retourné pour te dire salut

Mais tu ne m'as rien répondu
Ne me faisant voir que ton profil.
Je sais bien qu'il faisait nuit
Mais à cinq mètres, tu m'as sûrement entendu

Tu dois être fâchée de mes derniers
Poèmes où tu figures en seconde place
Derrière ma petite chienne décédée
A moins que ce ne soit à cause de ceux

Où je te parle de te faire l'amour,
Je ne sais pas moi ce qu'il y a,
Ce qui se passe dans ta tête
Quand tu me vois approcher de toi.

Crains-tu d'entamer le dialogue avec moi ?
Je n'ai pas osé ajouté : bonsoir Delphine.
Je t'ai fixée en me retenant de te demander
De promener mes chiens avec moi,

Puis m'en suis allé dans le parc
Sans faire mine de me retourner.
Il est impossible que tu ne m'ais pas vu.
Ah, ça y est, j'y suis, mes poèmes impies,




LE DERNIER POEME GENTIL

Tu as sûrement du tomber dessus.
Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre !
A moins d'un ras le bol à n'en plus vouloir
M'adresser la parole sans t'y être préparée.

Toi qui avais le contact si facile,
Est-ce moi qui t'es rendu timide ?
Il y a toujours ce même décalage
Quand je te regarde au dehors.

Et quand je songe que je pense à toi
En t'écrivant des poèmes de ce genre,
C'est comme si tu n'étais pas la même fille.
Tu ne peux paraître telle que je t'imagine.

J'ai plus d'incompréhension que de peine,
Je croyais que tu ne me détestais pas.
Je n'ai même pas une photo de toi.
J'aurais du faire installer une caméra

De surveillance discrète quelques jours
Avant que tu viennes pour me repasser
A loisir ton passage dans mon antre.
C'est pas de toi que je dois attendre

Une photographie sous tes plus beaux atours,
Tu n'aimerais pas que je puisse te contempler
Sans que tu ne le saches et le vois.
Enfin, d'autres occasions se présenteront.

Etrange qu'à cette heure tardive,
Je t'ai croisée au dehors,
Rentrais-tu de chez ton amant ?
Que m'importe d'où tu viens !

Tu peux vivre ta vie loin de moi,
Tu n'es pas encore ma propriété.
Que tu ne m'appartiendras jamais,
C'est ce qu'on verra demain.




SORS TON MOUCHOIR

Juste une pétasse, une salope
Pour te qualifier auprès des autres.
Un pot de colle, une merde ambulante
Pour me définir auprès de lui.

Réprime toi de pleurer, belle garce.
Tu ne m'as apporté que du malheur.
Je te donnerais aux arabes du chantier
Où ils te prendront tour à tour

Par devant et par derrière
Sans qu'ils ne mettent de préservatifs.
Je t'écorcherais à vif pour le bien
Dont tu n'as pas su me dispenser.

Je te laisserais des cicatrices
Te défigurant à vie le visage
Et le corps pour que les hommes
Eprouvent du dégoût en te voyant.

Je dirais aux tiens que tout le monde
T'es passé dessus, des jeunes aux vieux.
Que tu es une sale gouine de pacotille.
Qu'au lit, tu ne vaux guère mieux qu'une morte.

Je me débrouillerais pour te faire coucher dehors
Avec les S.D.F. sans que tu ne puisses t'en sortir
Avec pas même assez d'argent pour te réinsérer
Et manger autre part qu'à la soupe populaire.

Tu ne pourras même pas te prostituer
Tellement tu leur apparaîtras affreuse,
A faire fuir un régiment de cavalerie.
Tu seras devenue plus sale dans ton corps

Que tu ne l'étais hier dans ton esprit.
Tu seras sujet à mes moqueries,
Aux attaques des skinheads la nuit
Qui sous mes ordres te tabasseront.




PLEURE UNE BONNE FOIS

Ils te feront les pires outrages
Te criblant le bas ventre
De coups de pieds et de matraque
Provoquant ta fausse couche sur le pavé.

La seule chose qui te faisait
Tenir à la vie, cet enfant
Que tu gardais de lui l'ayant vu
Sous tes yeux mourir de mes mains.

Plus qu'une seule envie, te suicider
Avant que je ne remette ça
En te faisant traîner au sol
Par un cheval lancé au galop.

Ton test H.I.V. révélé positif,
Le monde entier qui s'écroule sur toi
Et moi qui n'en finit pas de rire.
Surtout ne pas abréger tes souffrances

Comme l'insecte dont on arrache
Les ailes et les pattes pour l'abasourdir.
Les hommes préféreront baiser entre eux
Que partager ta couche pour mille francs.

Tu m'imploreras à genoux, tête baissée
Me demandant pardon pour tes indélicatesses.
J'ouvrirais ma braguette pour te pisser
Dessus et te faire boire mon urine.

J'ôterais toutes les dents de tes gencives
Pour ne pas risquer d'être émasculer
Puis je te forcerais à me sucer
Pour t'humilier davantage encore.

Tu me demanderas d'être frappée
A mort et je te tiendrais en vie.
Tu hurleras toutes les nuits
Du fond de mon donjon.




SOUFFRE MA RANCOEUR

Au vu de ces vers terribles,
Tu voudrais te protéger de moi.
Pour cela, tu me rends visite
En te faisant douce et serviable

Pour m'ôter la haine que j'ai pour toi.
Es-tu tellement vide à l'intérieur
Que je ne puis rien en découvrir ?
Tu n'auras de remise de peine

Que si tu deviens mon esclave.
Tu n'auras plus droit d'être fâchée
Contre moi et de me cacher
Tes sourires de putain édentée.

Je ne suis pas fait pour vivre ça.
Tu auras ma mort sur ma conscience.
Voilà la conséquence de chacun
De tes faux-semblants et faux-fuyants.

Pour l'instant, quand je tire la corde,
Tu ne viens pas encore à mes pieds.
Mais je t'apprendrai, je te dresserai
En te faisant monter par les porcs.

Avec toi, je me vengerais de toutes les autres.
Attends seulement que je juge
D'établir ma loi sur terre
Et tu les verras tous trembler de mon courroux

A l'écoute de ma voix caverneuse et tonitruante.
Je ferais régner la terreur et la violence
T'obligeant à commettre chez eux
Les pires infamies qui soient.

Tu ne pourras jamais dormir
Pourchassée par les remords de porter
Sur tes mains le sang des enfants
Et autour du cou, un collier de doigts




SOUFFRE TON DESHONNEUR

Que tu verras dans tes cauchemars
Venir t'étrangler dans ton sommeil.
Chacune de tes victimes en bas âge
Qui te hanteront toujours plus nombreuses.

Je te rendrais tellement folle
Qu'ils refuseront de t'interner
De peur que ta folie se répande
Dans la cervelle des autres fous.

Un bon conseil, arrête de me lire,
Va chercher réconfort et vengeance
Auprès de lui, évite ma proximité.
Je pourrais te violer dans un recoin sombre.

J'ai déterré la hache de guerre,
Elle a failli te trancher la cuisse,
Cours avant de te retrouver cul de jatte
Et de devoir compter sur tes bras pour avancer.

L'enfer te sera agréable
Après que j'en aurais fini avec toi.
Tu regretteras tes fausses promesses
De rendez-vous non tenus.

Tu n'auras qu'à t'en prendre
A toi-même, on ne sort pas toujours
Blanc d'une affaire de coeur broyé.
C'est toi qui me suppliera demain

A la différence que ce sera
Pour que je m'en aille loin de toi.
Je t'immobiliserais en passant
Ma main entre tes cuisses tremblantes

Te fourrant mon pouce dans ta vulve
Et mon majeur dans ton trou du cul.
Alors tu laisses courir, poupée.
Tu penses pouvoir oublier même ça ?




MARTELER TON ESPRIT

Tu veux que je te dise, tu me parais trop sage,
Je voudrais que tu ne saches plus où tu en es,
Mais, tu as déjà tout programmé de ta vie,
Qui tu vois, qui tu côtoie et qui tu aimes.

Il n'y de place ni pour moi,
Ni pour un amant tapi dans l'ombre.
J'aimais rien qu'une image de toi
Et quand elle s'est fissuré de partout,

Je t'ai vue derrière le masque.
Tu ne me plais plus, j'ai plus rien
Envie de savoir sur toi, juste de revenir
A mon premier amour, allez dégage.

Va retrouver ton chéri qui te manque.
J'ai pas pu tirer mon coup avec toi,
Mais je ne perds pas espoir, je vais
Essayer de m'en prendre à l'aguicheuse,

Une au moins qui aille au bout des choses.
Celle d'hier m'a ébloui fatalement,
En me demandant si j'avais une cigarette,
Elle a allumé la mèche de mon coeur.

J'ai pas su la faire tomber
D'amour pour moi, je l'ai regardée
S'en aller, j'étais fasciné par son teint
Clair, elle était blonde sous sa capuche,

C'est sûr et puis son visage de petite fille.
Ne se pouvait-il pas qu'elle m'ait suivi
En ne sachant pas trop comment m'avouer
Qu'elle en pinçait fortement pour moi ?

Un garçon à lunettes et cheveux trop fins
N'intéresse guère une fille bien faite comme elle.
Je n'ai pas encore commencé à remplir
Mes poches de mes poèmes les plus beaux




TE RETAMER SUR LE SOL

Pour en faire cadeau aux caissières affriolantes,
Aux étudiantes prenant le transport en commun,
Aux filles de la rue qui me plaisent plus que toi,
Me réjouir de leur surprise du moment et puis

Les abandonner à la lecture de mes vers,
Et elles, ne sachant pas trop quoi faire,
Si elles doivent m'empêcher de partir,
Mais c'est trop tard, je m'en vais.

Juste leur glisser le papier dans la main
Et voir dans leurs yeux combien je les tire
De leur quotidien si morne et si tranquille.
Je devrais changer l'en-tête de ces poèmes.

Tu ne m'apparais plus comme le centre
Du monde, je me moque de toi,
J'en ai marre, j'ai dépassé en nombre
Pour toi l'amour que j'avais pour elle.

Ca me fait une fille de plus dans mon panel
Même si depuis que j'ai commencé de t'aimer,
Tu m'as éloigné m'empêchant de te toucher
De t'approcher, de te parler ou presque.

Je voulais passé outre d'un chiffre
Ce qu'elle représentait pour moi
Et pourtant, tu ne m'as rien rendu,
Pas un seul sous-entendu espiègle.

Trop sérieuse, trop emmerdante.
Comment fait-il pour te garder ?
Enfin, tu dois te dépenser au lit.
Non, je sais que tu n'en fais rien.

Tu as bien des choses à te reprocher.
Je croyais qu'il t'avait quitté, mais c'est toi,
Je croyais que je t'aimais, mais c'est toi,
C'est toi qui voulais que je t'aime.




TE VERMIFUGER AU DEDANS

Tu auras eu la séparation
D'avec moi sans même devoir
Me faire l'amour auparavant.
Tu nous vois au lit tous les deux,

A se faire des mamours,
A se dire de faux "je t'aime" ?
Ce serait vraiment trop drôle
Que tu t'abaisses à me le dire.

Je n'en rêve plus, tu sais.
Ca te fais du plaisir, dis moi
Que je te désire ou tu t'en fous.
Je pense un certain mal de toi.

Tu me rends malade à gerber.
J'adore ton rire lui répétais-je.
Et que dirais-je de toi à toutes celles
Qui te suivront, que tu as compté pour rien ?

N'as-tu pas peur que je t'abandonne ?
Je ne peux pas de toute façon.
J'écris toujours à mes amantes
Même si elles se vantent de me cocufier.

Tu me manques mon cher amour,
Toi qui m'avais dit pour toujours.
Mais, j'ai appris qu'il ne faut
Jamais compter sur une femme

Quelle nous aime ou quelle nous déteste.
Il faut rester sourd à ses déclarations,
La planter vite fait dans le fossé
Avec ses valises et son sac à main.

Je voulais juste me servir de toi
Et te jeter après t'avoir essayée,
Mais t'as pas voulu être celle-là
Alors je lui laisse la tâche de te finir.




LAURA

Tu veux que je te dise pourquoi
Tu ne m'as pas répondu au dehors,
Parce que tu as joui entre tes cuisses
Quand je t'ai salué en me retournant.

Clitoridienne, vaginale ou anale ?
Les premières se font lécher.
Les secondes se font pénétrer.
Les dernières se font enculer.

Pourrais-tu te passer de jouir ?
Je sais, ouais, ca tourne mal entre nous,
J'aurais voulu que tu m'analyses,
Que tu fasses plus attention à moi.

Pourquoi donnes-tu si peu ?
Une fille est-elle toujours perçue
Comme l'amante du garçon qu'elle visite ?
Je voudrais t'arracher de moi

Comme Cyril le fait de Laura
Au travers de ses nuits fauves.
Que tu me noies de coup de fil,
De visites intempestives et de mots d'amour.

Je t'aurais écouté, j'aimerais te voir
Galérer auprès d'un homme comme lui.
Moi, je n'aurais pas su te faire souffrir
Parce que j'aurais eu trop besoin de toi.

Avec cela, je ne t'aime pas vraiment,
Pas assez pour une vie toute entière.
T'as une apparence froide, castratrice
Alors qu'avenante, tu me faisais rêver.

En apparence, tu es celle d'entre toutes
Qui a le plus compté jusqu'à aujourd'hui,
Mais demain, une dont j'ignore le nom
Me fera flasher encore plus que toi.




UNE SYMPHONIE DE MOTS

Ne me juge pas sitôt dans ta vie,
Peut-être un jour, tu me comprendras,
Je voulais t'offrir tout mon personnage
Et que tu t'y roules dedans pour me suspendre.

Je fais défiler à grande vitesse
Tous les poèmes qui portent ton en-tête
Et les mots se mélangent entre eux
Et je suis fier d'en voir tant se succéder.

Parce qu'un jour, elle voudra tout savoir
Et je n'aurais rien à dire, elle s'enfermera
Pour déterminer les variations de mon coeur,
De ma bite en effeuillant mon passé amoureux.

Elle me dira que la nuit passée avec moi
N'en est pas la cause, que je baise bien,
Mais qu'elle a tout appris de moi trop vite
Et que voyant comment je fonctionne,

Ses farces habituelles ne prendraient pas
Pour meubler les jours qui se ressemblent.
Je la retiendrais de s'expliquer en portant
A sa bouche mes doigts pour y être léchés.

Mais arrête de t'agiter, Delphine.
Sois contemplative au lieu de brûler.
Je me nourris de ce que je produis.
Un roman que j'écrirais bientôt,

L'amour en sera sa matière première
Afin de redonner espoir aux marginaux,
A mes semblables aussi perdus que moi,
Aussi riches d'aventures inexplorées.

Qu'il ne travaille pas dans le but
De l'accueillir et de dresser sa tige.
Qu'elle ne fasse pas semblant de lui porter
Intérêt pour ensuite décevoir son âme en peine.




SECRET DEFENSE

Tu es sujet d'une expérimentation
Du gouvernement des états à naître.
Manipulation mentale de séduction,
On choisit des filles sans intérêt.

On fait des sondages en parant au plus précis,
Mais, on doit larguer la fille pour la remplacer.
C'est qu'on a le boulot à mener à bien.
Des mains expertes à s'en laisser tenir le manchon.

Et puis, y a surtout les récalcitrantes, les indomptables
Celles qu'on veut briser avant tout pour mettre chez elles
Les germes de leur destruction imminente et totale
Afin qu'elles n'entravent pas la bonne marche du plan.

Le poète appartient à l'organisation.
On fait des rapports sur chacune,
On classe les lettres reçues par niveau
Et on les envoie au central pour analyse.

On reçoit les ordres prioritaires, a chacun
De composer dessus pour se voir rétribué
En nature, Il est interdit de divulguer
La filière sous peine d'excommunication.

Alors faut pas que ces poèmes circulent,
Sinon, s'en sera fini de toi et moi,
Ils viendront nous chercher et demain,
On parlera d'un suicide d'amour.

On joue sur les émotions tournoyantes
Pour attraper la victime dans le noeud
Coulant, le cercle vicieux et on serre,
On réduit les alternatives possibles.

Quelquefois, on s'adjuge vaincu.
Le machine du viol se met en branle,
La manière forte pour mâter qu'ils disent.
Dans ton cas, j'ai crée de faux documents.




FAIS COMME DE RIEN

Ils en ont pour leur argent, je t'assure.
D'attractive à repoussoir au stade confirmé,
Je t'ai fait passer pour une attardée
Non dangereuse de type convertible.

Faudra t'adapter sans remue-ménage.
Si tu fais du bruit, ils enquêteront sur toi.
Ils verront mon stratagème et on sera rayés.
Ils font pas de cadeaux, l'accident ou le suicide simulé.

Et toi, tu vivras sachant tout ça.
Tu penses que j'ai épargné ta vie
Mais tu ignores encore ton calvaire :
Les mères mangeront leurs enfants,

Les filles tueront leur frères
Juste pour se faire une beauté.
La peau, denrée rare de greffon
Et l'amour de la chair travesti

En cannibalisme raffiné et familial
Annonceront le retour des dieux cruels.
Merci pour m'avoir laissé libre de toi.
Ainsi, je ne craindrais pas pour ta vie.

Tu vivras sans foi ni loi dans la clandestinité,
Tu n'appartiendras pas au monde nouveau.
Tu devras paraître moins cinglante qu'avec moi
Sinon, ils sauront que tu n'es pas une mutante.

Je t'ai menti sans arrêt dans ma correspondance
Pour me donner des airs normaux de refoulé,
Du moins compréhensibles pour ton niveau.
J'ai été formé en intensif de huit à quatorze ans

A l'asile où ils m'ont recruté sur dossier au vu
De mes actes répréhensibles de mon enfance.
Lavage de cerveau de mes parents d'adoption,
Même déviation conforme et réminiscence.




INTERDIT D'AMOUR

Surtout ne pas coucher avec elle, laisser entendre
Ne pas tomber amoureux en vrai , parler sexe,
Toujours simuler et faire place net à l'approche
De sentiments et d'émotions sexuelles encombrantes.

Elles ne me plurent jamais assez pour qu'il me faille
Triompher de mes dirigeants en faisant des faux.
On a trente pour cent des gens qui sont individualistes.
On doit les éliminer pour la révolution et sa fille.

Qu'ils soient de type repoussoir insensible
Ou attractif à repoussoir, même destin,
La mort programmée pour s'en défaire.
C'est la génération d'après soixante-cinq

Qu'on met en chantier, les autres nous gêneront pas.
J'échappe au carnage par mes services rendus.
Mais, je n'ai le droit de faire entrer personne
Dans l'organisation, ce sont les formateurs qui voient.

On sauvegarde les filles en mal d'amour qui s'offrent
Au poète malgré qu'il n'ait pas un beau physique.
Bien sûr, on ne va pas au bout de la chose,
Mais celles qui sont influencées par les vers

Au point de tomber amoureuse de l'auteur,
Sont considérées comme mutantes parfaites
Et bons éléments pour être engrossées de moi.
La plupart m'ont donné la part belle, j'avoue.

On ne veut pas de gens affirmés,
On ne peut les mener à la baguette,
C'est pourquoi on les brise, on choisit
Pour cette tâche de beaux étalons du cheptel.

Ils leur font l'amour le temps qu'elles s'y plaisent
Et les délaissent après mariage et fécondation,
C'est ainsi qu'on les transforme en dépendante.
On tient les rênes un temps puis on lâche tout.




JUGEMENT DE GROUPE

Tu n'as aucune aura sexuelle,
Au moins, cela t'évitera
De te faire violer au noir.
C'est ton ouverture qui séduit.

J'aimerais que tu me caresses
En me fixant dans les yeux.
Les filles, elles sont toujours
A vouloir qu'on leur donne du plaisir

Sans qu'elles aient à se déplacer;
Moi, je ne taillerais jamais une pipe
Et il ne me prendra jamais par derrière
Et je ne lui mettrais pas de gode dans le cul.

Mais, j'insisterais pour qu'il me lèche
La vulve, le clito et le trou du cul,
Qu'il morde dans mes seins et mes fesses,
Qu'il m'arrache les lèvres et les joues.

Qu'elles sont niaises en amour,
Elles veulent du sexe bien chaud,
Me disant vouloir jouir de plus belle
Au contraire d'être humilées dans la chair.

J'ignore si lors de l'orgasme,
Des choses sont émises dans le sang,
Si effectivement, il y a un fin conduit
Où la liqueur est transmutée jusqu'au cerveau,

Si l'extase est obtenue au lieu de l'orgasme
Quand on s'abstient de couler,
Si tu trouves l'idée agréable
De lui retirer son seul plaisir avec toi,

Si en plus de progresser dans le matériel,
Tu désires accumuler des ressources spirituelles
Et si d'après mon manque d'expérience en ce domaine,
Je pourrrais être un bon partenaire pour ton évolution.




ME TROUVAIS-TU DIFFERENT ?

Pouvais-je t'intriguer du temps
Où nous étions des étrangers ?
Etais-tu folle amoureuse de moi
Tant que tu ne me connaissais pas ?

Impression tactile et gustative, visuelle
Et olfactive pour les jusqu'aux boutistes.
Avec toi, ça semblait tout naturel
De se retenir dans l'acte charnel.

Ca paraissait facile puisque le sexe
Et toi ne semblent pas aller de pair.
La partenaire de fonction idéale
Pour grimper les étages successifs.

J'étais dégoûté des secousses à répétitions
Quand je les voyais faire l'amour ensemble.
Depuis, tout petit, ca m'avait choqué
Et j'étais pas près de me rapprocher

D'une femme pour en faire pareil.
La Gnose chamboula mon horreur
Me faisant voir qu'on pouvait
Faire l'amour en travaillant

Le Grand-Oeuvre, je pense à Lodie,
C'est pas juste, je veux la retrouver,
Je suis triste à mourir, je fatigue,
Je somnole et je m'endors en pleurs.

Il n'y a que deux solutions
Pour que je reste près de toi
Après avoir baiser tes lèvres,
Soit que je t'aime vraiment,

Soit que je crains de n'en trouver
Une autre qu'à grand renfort de volonté,
Et qu'elle ne me fasse crédit qu'en vidant
Mon portefeuille de son unique liasse.




RETOURNER LA CHARRUE

En quelque sorte, pour continuer
De tirer mon coup sans retenue
Tant que tu me le permets bien
Avant qu'il soit question de viol marital.

Aimer, je sais pas comment l'on doit.
Si c'est pour te garder pour te tirer encore,
C'est comme te tirer et je jeter pour après
En tirer de nouvelles suivant le même plan.

Déshabillez moi qu'elle me dit.
Je me suis confié plus à toi
Qu'aucun autre le fera demain.
S'il conduit une voiture, il t'aimera.

S'il a un complexe d'infériorité,
Quel qu'il soit, il cherchera à s'aimer
Au travers de toi et de tes attributs.
Ne joue pas la putain sur le lit.

Tu ne poseras jamais tes fesses sur mes cuisses,
Nos regards ne viendront jamais à se croiser.
Je te garderais donc comme un beau rêve
Et j'en chercherais une autre comme toi.

J'ai pas lu que tu m'aimais bien.
Je crois aux miracles de la foi.
J'avais guéri ma dent malade,
La carie a réduit pour disparaître.

Il me serait plus aisé de guérir du SIDA
Si encore je tenais à la vie pour de bon
Qu'il ne me fut possible de soigner Lodie
De mes impositions maladroites et tardives.

L'homme repose tout sur son sexe,
Le poids de ses filles et du monde.
Ne cherche pas ce qu'il y a après l'amour,
C'est une ère où l'on plonge sans bouteille.




FIN DE REVOLTE

Un océan d'amour qui nous dissous,
Des ridules à la surface de l'eau
Et toi que j'emplis jusqu'au déversoir
Et moi qui colmate tes orifices.

Je te sens prête à éclater comme
Un taureau saigné qu'on égorge
Du pommeau de sa fine lame,
Mais, c'est trop dégueulasse à voir.

Je ne veux pas te voir exploser comme un fruit
Trop mûr et je ferais tout pour te garder intacte
Même si tu me supplies à genoux d'en finir
Et que tu souhaites m'y contraindre par la force.

Sentir tes courbes au travers de tes vêtements
Mouillés où je vois ta ligne par transparence.
La cérémonie du thé avec ton kimono,
Des gestes mille fois répétés entre nous,

Notre amour qui éclate en plein jour,
Un baiser au crépuscule d'automne.
Je te fais passer les rubans de mon père
Et tu les noues autour de mon cou.

C'est afin que tu m'écrives quelque chose
Que je t'ai couvertes d'insanités sexuelles.
J'ai tout essayé et j'abandonne comme tout le reste,
C'est à se demander s'il y a des garçons que tu visites.

Cela t'exciterait-il de t'imaginer faire l'amour
Avec un autre que ton aimé qui te le propose ?
Ne recevras-tu personne d'autre que lui
Dans les tréfonds de ton corps et de ta bouche ?

Agenouillée au dessus de mon corps nu,
Tes cuisses autour de ma jambes flasque,
T'entendre me dire : ne me regarde
Pas comme ça sinon je vais flancher.




CARNAVAL DE VENISE

Sais-tu comment dans les carnavals d'antan,
L'on se faisait une idée du sexe de la personne
Assise sur le banc ? Il suffisait de lui envoyer
Quelque objet entre les cuisses et selon la manière

Qu'elle réagissait, on avait la réponse.
Si c'était une femme, elle écartait les cuisses
Suivant son habitude de porter une robe
Et d'empêcher ainsi la chute de l'objet

Ou de recevoir en elle toute autre chose.
Si c'était un homme, il les serrait
Suivant son habitude de porter un pantalon.
Ainsi, on était renseigné sur la nature

De la personne et on l'invitait à danser.
Aujourd'hui, comme les femmes portent
Des pantalons pour cacher leurs jambes poilues
Qu'elles n'ont pas eu le temps de raser

Préférant se faire mettre une fois de plus,
Elles n'ont plus ce réflexe conditionné
Même si au lit, elles l'ont bien conservé.
Les précautionneuses comme toi

Se cachent du regard des hommes
En couvrant leurs jambes trop belles
Encore que c'est plus aux cuisses
Qu'on est sensible d'en découvrir.

Tu dois avoir des idées bien établies
Sur ce que tu veux montrer aux hommes.
Et puis, c'est vrai que tu es encore
Une enfant, aguicheuse en paroles.

Ne te dresse pas sur ton derrière
Irritée par mes reproches préfabriqués.
Trouve dans tes horaires libres de quoi
Me réserver une entrevue de bon voisinage.




PRENDS TOUT A LA RIGOLADE

Et voyez malgré cela :

Ma manigance,

Mes supplications,

Mon amour pour elle,

Mon besoin de sa compagnie,

Mes poèmes si nombreux,

Mes demandes de tendresse,

Mon exaspération frisant la folie,

Mon envie de la tuer

Pour ce qu'elle me refusait ;

Elle a tenu bon tout ce temps
Me priant seulement
De ne plus lui écrire
Au vu des poèmes précédents.

Je déplore l'état des choses
Qui a fait de moi son ennemi.
Mais comment peut-on aimer
Véritablement sans haïr

S'il fallait encore devoir
Faire preuve de mon souci d'elle.
Les couples sans dispute sont-ils
Des gens qui s'aiment encore ?

Combien éloignée de mon image,
Son souhait que je devienne
Un tout autre homme pour appuyer
Le fait que je ne lui plais pas.



EN DEFINITIVE

Je pourrais lui reprocher
De n'avoir pas ouvert son coeur,
De ne pas avoir été disponible
Comme j'espérais qu'elle le serait.

De ses rendez-vous proposés et non tenus
Par peur que j'y cherche autre chose
A ses entrevues probables dans le parc
Où elle dissimulait ses premiers émois

Face à mes ardeurs défendues
Jusqu'à qu'elle se résout
Enfin à me dire adieu
A sa manière si charmante !

"Tu ne me connais pas"
Lâché pour me faire mal.
Deux fois qu'elle me dit
M'avoir parlé sérieusement.

Et bien moi, j'en compte six
Où tu as semblé existé pour moi
Je te les ai même relatées
Mais que t'importe !

J'aurais voulu que ce soit
Aussi simple que te dire adieu
Et couper les ponts très vite
Mais tu m'as laissé un goût âpre.

Tu n'as qu'une apparence de rêve
Et derrière, un visage de cauchemar.
Refus d'échange d'aucune sorte.
J'ai l'impression aujourd'hui

Que lorsque tu t'enquis
Du devenir de tes protégés,
Ce n'est que pour le paraître
Et non par un souci réel.




REMETTRE SUR LE TAPIS

C'était trop beau que tu sois
Conciliante, disponible et attentionnée
Serviable, toute dévouée à ma cause
Comme soignante des causes perdues.

Va, je te hais d'amour inconsolé.
Surveille si l'humanité atteint
L'orgasme et si tu participes
A la distribution des lots.

Echappe au péril de la masse
Pour voir dans mes baisers sur tes joues
Comme une alliance sinon d'amour
De bien être quand tu m'accompagnes.

C'est vrai qu'on est pas fait pour s'entendre
N'empêche qu'il me serait agréable
Que tu t'abandonnes à moi, ne serait-ce
Qu'en esprit si tu osais défaire tes tensions.

Vrai que je suis prêt à te prendre
Comme une autre gravit les marches
De mes pieds jusqu'à mes yeux
Mais ce n'est rien qu'un fantasme sexuel

Né justement contre tes indices à repoussoir
Comme quand on veut celle qui résiste
Pour te dire que ma haine a basculé
Je ne sais où même si tu ne le mérites pas.

N'y a-t-il rien qui puisse te changer
Pour te faire m'ouvrir ton royaume
Et le refleurir pour qu'il soit derrière
Tel il apparaît quand tu approches.

Tu te protèges sous un masque de dureté,
D'indifférence, me faisant tomber
Sous le sceau de la disgrâce perpétuelle
Pour m'apprendre à vivre avec.


MONTRER SES CARTES

Les conséquences de mes actes.
Ne trouves-tu pas préférable
Que je laisse libre court
A mes pulsions pour au mieux

Te définir afin que tu détermines
Quel genre de fille tu es vraiment !
Cela était-il vraiment trop te demander
Que de m'accorder ta compagnie ?

Ce que tu ignores, ma chère et tendre,
C'est qu'après la mère d'Alexandra,
Le père de Claire, j'avais besoin
D'un exutoire pour mes coups de butoir.

A l'inverse de ces créatures affirmées
Qui m'étaient par trop éloignées,
Je peux fomenter sur toi
Des vengeances à prise rapide.

Mais je me suis calmé à nouveau
Avant de friser l'irréparable,
L'achat de l'arme par correspondance
Même si les cartouches ne sont

Que des billes de verre et de plomb.
Oui, quand on pousse à l'exaspération,
On ne sait pas les grabuges
Auquel l'amour peut mener son porteur.

Mais, tu vois, j'étais proche
De crever les pneus de ta voiture,
De transformer en patinoire
Le seuil caillouteux de ton garage,

De rendre inutilisable sa serrure
En y plantant des clous et des épingles,
Jusqu'à te faire violer par une équipe
De voyous t'écumant de ton sang




C'EST BIENTOT FINI

Pour ne pas me salir les mains
En personne et rester sauf
Ou te tuer d'une balle dans la tête
Et d'en finir avec moi dés après.

Et pourtant, te savoir
Dans l'embarras me serait
Une bien maigre consolation
Si tes parents devaient dire

Notre chère et regrettée Delphine
Que ce malade a emporté avec lui
Dans la mort, elle qui faisait
De son mieux pour lui être agréable.

Que la haine emporte nos deux familles
Au point que l'une d'elle se doive de déménager
Et tout ça pour des promesses non tenues,
Ta liberté de n'avoir rien à voir avec moi,

Comme c'est triste d'en venir là.
Si je t'écris ces abominations,
C'est pour tenter de les endiguer
Et te montrer qu'il se peut

Qu'il arrive des choses
Que tu n'avais pas prévues
A force de décevoir les gens
Qui te remarquent dans la foule.

Avoue que ce n'était pas grand chose
De partager quelques minutes avec moi.
Je me réprime à l'intérieur
Pour ne pas exploser vers toi.

Ce qui est con avec toi,
C'est que j'ai prédit
Tout ce qui allait arriver
Et tu as tout laisser venir.




LA, C'EST FINI

Si ces dernières prédictions
Surviennent alors s'en sera fini
De toi et de moi et lui devra
S'en trouver une autre à aimer.

Tu joues à la roulette russe
Avec ceux qui osent t'approcher !
Je serais étonné que tu m'invites
En faisant cas de mes menaces.

Je suis désolé ma belle ennemie
Mais je n'ai plus rien à perdre,
J'ai repris du poil de la bête
Avant de faire le geste fatal.

Attendre dans les buissons
Que tu rentres ta voiture au garage
Mais au moins je t'aurais prévenu
Même si cela vaut d'une condamnation

Au tribunal par anticipation.
Vas-y, dénonce moi à la justice
Pour m'effrayer d'une détention provisoire
Afin de me garder loin de toi.

Souviens toi qu'au début
Mes poèmes étaient guère innocents
Mais ceux-ci sont horribles.
Une entrevue entre nous et tes parents

Pour régler l'affaire au mieux
Avant qu'on en vienne au pire.
C'était juste ma dernière chance
Pour te forcer à m'ouvrir.

Je t'aime trop pour te tuer.
Enfin, je crois et puis je rêve.
Comme ça, si tu élis résidence
Chez ton aimé par crainte de moi?




ENFIN, CA VA VENIR

Il pourra t'avoir sous la main
Plus souvent et se satisfaire
D'autant plus dans votre coulée.
Combien j'aurais été patient !

Ah, on ne fait pas attention
A moi, qu'il en soit notifié
Sur le rapport de mise en garde.
Dors tranquille, je suis trop bon,

Trop paresseux pour mettre à terme
Un projet de vengeance active
Mais je ne m'empêche pas d'y penser.
Le secret, va, je te le donne

Quand tu partages sa couche,
Deviens l'étreinte ou le baiser, la caresse,
Le gouffre tout entier à condition
Qu'il ne s'abandonne pas à lui même.

Qu'il devienne la pénétration.
Alexandra vient de m'appeler.
Comme elle me fait de l'effet
Ho la là, ca faisait plus de six mois.

Même si la cause en est de tes poèmes
Que je lui ai envoyés sous pli postal.
Jalousie, non, je n'en suis pas digne
Mais elle a recommencé à rire.

C'était délicieux, elle me disait
Qu'elle n'aurait pas du m'appeler.
Elle est restée jusqu'à épuisement
De sa carte, elle m'a prié comme

Toi de cesser de lui écrire
Mais parce que ça risque
De lui poser des problèmes.
Sa mère l'a mise dans le privé.




H - 1

Elle en faisait des vertes et des pas mûres,
Ma chérie de toujours, ma merveilleuse,
Mon coeur vibrant pour elle comme avant
Me force à m'avouer à moi-même

Que je ne t'aimais pas.
Dans trois ans, elle sera majeure,
Mais j'aurais alors trente ans,
Douze ans, douze jours de plus qu'elle.

Même si tu m'avais aimé
En retour, je crois franchement
Que tu n'aurais pas pu
Me la faire oublier.

Je t'ai écrit pour dépasser
Un nombre précis de poèmes
Mais, j'ai rien détruit en fait.
Elle a pas pu raccrocher.

Tu me diras sans doute
Que je devrais avoir honte
De contaminer une gamine
De mon amour si envahissant.

Si tu avais entendu ses rires,
Son rire m'a coupé la voix,
Un appel à des souvenirs antérieurs.
Que Dieu fasse qu'elle me revienne

Si c'est compatible avec son bonheur.
Je suis esclave de ma toute jeune.
Ombre au tableau : elle me disait
Se sentir mal à l'aise, je l'aime !

Pardon pour t'avoir menti,
Il n'y a qu'elle que j'aime.
J'aurais préféré être esclave
D'une proche que d'une lointaine.




DECOLLAGE

Merci de ne m'avoir rien donné,
Aucun souvenir d'amour partagé.
Que du dédain et de l'indifférence,
Je suis liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiibre de toi.

Au plaisir de te revoir.......

.........de te croiser......

........de t'entendre me parler.....

.......me faire la conversation.....

......je reste un ami lointain.........

......et pourtant si proche.......

.............et je suis aussi incohérent

............sinon davantage que toi.

ENVOL !


 
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